Politique

Maurice : démission d’une ministre liée à des trafiquants de drogue

Le Premier minisre mauricien Pravind Jugnauth à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU à New York, le 21 septembre 2017. © Jewel SAMAD/AFP.

La ministre mauricienne de l'Égalité des genres, Roubina Jadoo-Jaunbocus, a démissionné vendredi dans le sillage de la publication du rapport d'une commission d'enquête sur la drogue à l'île Maurice, a annoncé le Premier ministre Pravind Jugnauth.

Le rapport de la commission d’enquête, présidée par un ex-juge de la Cour suprême, reproche à Mme Jadoo-Jaunbocus, une avocate, d’avoir rencontré des personnes détenues pour trafic de drogue lors de visites non sollicitées en prison.

De plus, beaucoup de ces trafiquants de drogue n’étaient pas ses clients. Elle est accusée, entre autres, de complicité dans un cas de blanchiment d’argent pour avoir facilité le transfert d’argent vers un trafiquant de drogue.

Dénonciation des conclusions de la commission d’enquête

La Commission a recommandé qu’une enquête approfondie soit menée sur ce dossier. Mme Jadoo-Jaunbocus n’est pas la seule personnalité de premier plan impliquée dans ce scandale. Le vice-président de l’Assemblée nationale, Sanjeev Teeluckdharry, a également dû présenter sa démission.

Roubina Jadoo-Jaunbocus aura la possibilité de retrouver sa place ministérielle si elle arrive à se blanchir devant la justice

L’un et l’autre ont dénoncé les conclusions de la commission d’enquête et entendent les contester en justice, a indiqué Pravind Jugnauth lors d’une conférence de presse vendredi.


Ses fonctions ont été confiées à la vice-Première ministre

« Roubina Jadoo-Jaunbocus aura la possibilité de retrouver sa place ministérielle si elle arrive à se blanchir devant la justice », a déclaré le Premier ministre.

Dans l’immédiat, ses fonctions ont été confiées à la vice-Première ministre et ministre des Administrations régionales, Fazila Jeewa-Daureeawoo.

Au terme de 32 mois d’enquête, cette commission a publié vendredi un rapport dévastateur sur les liens troubles dans l’île entre hommes politiques, avocats, policiers, gardiens de prison et trafiquants de drogue.

La commission est présidée par l’ancien juge Paul Lam Shang Leen. Elle a commencé ses travaux le 15 novembre 2015 et a interrogé plus de 300 personnes.

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