Économie

Fusion de deux filiales sœurs d’Airbus

Sogerma et Aérolia, deux filiales du groupe Airbus bien implantées en Tunisie et au Maroc, devraient fusionner le 1er janvier 2015 prochain.

Mis à jour le 9 octobre 2014 à 14:01

Vue de l’usine d’Aerolia à El Mghira, près de Tunis. © Onis Abid/JA

Les équipementiers aéronautiques Aerolia (fabricant de structures métalliques et composites) et Sogerma (aménageur de cabines d’avion), toutes les deux filiales à 100 % du Groupe Airbus, vont fusionner. La nouvelle société créée par cette opération sera bien implantée en Afrique du Nord, avec près de 1 000 salariés actuellement, héritant des unités de Nouaceur (à côté de l’aéroport de Casablanca) de Sogerma (Maroc Aviation), et de M’Ghira (au sud de Tunis) d’Aerolia.

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Équipementier de rang mondial

Le projet, annoncé le 8 octobre 2014 aux deux comités centraux d’entreprise par les PDG des deux sociétés, Cédric Gautier pour Aerolia et Jean-Michel Léonard pour Sogerma, donnera naissance selon ces derniers, à un équipementier multi-spécialiste de rang mondial. Il sera doté d’un chiffre d’affaires de 1,65 milliard d’euros, comptera 6 100 salariés dans le monde, et sera dirigé depuis la France.

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En unissant les deux forces des deux filiales, la nouvelle société – dont le nom est encore inconnu – deviendra numéro 3 mondial des macrostructures d’avion, avec comme axes stratégiques majeurs le développement des segments des fauteuils passagers de classes affaires et premières, où elle est numéro 3 mondial, ainsi que les sièges pilotes, où elle s’est hissée au 1er premier mondial.

Optimiser les coûts

La nouvelle entité devra accompagner l’augmentation des cadences de son client principal Airbus, qui représente actuellement 72 % de son carnet de commandes, tout en développant fortement ses activités avec les autres avionneurs – et notamment avec Bombardier, déjà client, qui vient de s’implanter au Maroc – ainsi qu’avec les compagnies aériennes.

Pour parvenir à cet objectif, les dirigeants des deux filiales en voie de fusion annoncent qu’ils souhaitent continuer à s’appuyer sur leurs usines et centres d’ingénierie nord-africains pour optimiser leurs coûts. S’ils ne rencontrent pas d’oppositions réglementaires et sociales lors des consultations des différents organes internes et administratifs en Europe et au Maghreb, la fusion des deux filiales d’Airbus devrait intervenir au 1er janvier 2015.