Héros d'un jour

Tunisie : on a retrouvé… Ali Kaabi, l’homme qui a marqué le premier but des Aigles dans un Mondial

Ali Kaabi, ancien défenseur des Aigles de Carthage, membre de l'équipe qui a qualifié la Tunisie pour son premier Mondial, en 1978. © Capture d'écran Youtube / DR

L’ancien international tunisien Ali Kaabi a marqué le premier but de l’histoire des Aigles de Carthage en Coupe du monde, le 2 juin 1978, à Rosario, en Argentine, face au Mexique. Depuis la fin de sa carrière, il n’a jamais quitté le milieu du football.

Quand la Tunisie se qualifiait pour sa première Coupe du monde, en 1978, Ali Kaabi, comme la quasi-totalité de ceux qui allaient la disputer était un footballeur amateur. « Le football n’était pas professionnel à l’époque. Nous avions donc tous un travail. Moi, je travaillais à la Banque pour le développement économique de la Tunisie, dont le fils d’Habib Bourguiba était le grand patron. Et je jouais pour le Club olympique des transports (COT), à Tunis. On avait quelques primes, mais elles étaient très modestes. Même celles qu’on recevait quand on allait en sélection n’étaient pas élevées. C’était juste un peu d’argent de poche », se souvient le défenseur des Aigles.

Un exil lucratif en Arabie Saoudite

Après la Coupe du monde en Argentine, que les Tunisiens quitteront après un parcours remarquable – victoire face au Mexique (3-1), nul contre la RFA (0-0), défaite face à la Pologne (0-1) – Kaabi s’expatrie à Al-Hilal, en Arabie saoudite, où il côtoie pendant une saison le célèbre attaquant brésilien Rivelino. À Riyad, le Tunisien touche une prime à la signature de près de 30 000 €, son salaire est à des années lumières de ce qu’il touchait en Tunisie.


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« Je ne suis resté qu’un an en Arabie saoudite. J’avais du mal avec le climat, il faisait trop chaud », s’amuse le sexagénaire (65 ans). Son exil abrégé, Kaabi, malgré les sollicitations du Stade tunisien, revient au COT, mais il ne retourne pas à la banque. Une partie de ses économies sont investies dans l’immobilier, une autre dans une boulangerie industrielle. « Et j’ai aussi acheté un café. »

Entraîneur, homme d’affaires et président du COT

Kaabi (72 sélections, 9 buts) étirera sa carrière de joueur jusqu’à la CAN 1982, disputée en Libye, tout en passant ses diplômes d’entraîneur. Une fois à la retraite, il dirige les juniors du COT, avant d’aller coacher Al-Tai, en Arabie Saoudite.

« Je suis ensuite revenu en Tunisie, où j’ai entraîné plusieurs clubs : Bizerte, Gabès, l’Etoile Olympique de Kram, le club des Trabelsi, la belle-famille de Ben Ali, puis l’Ariana, Beni Khaled, de nouveau le COT. » Viscéralement lié à ce dernier, Ali Kaabi est devenu le président de 2012 à 2014, puis a été élu pour un nouveau mandat de deux ans, en 2017. Le COT évolue en Division 3. Et Ali Kaabi continue de percevoir les revenus de ses placements immobiliers et commerciaux. « Je suis un retraité actif et heureux… »

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