Société

Éthiopie : le directeur du barrage de la Renaissance retrouvé mort à Addis Abeba

Elias Asmare / AP / SIPA © Le grand barrage hydroélectrique Renaissance.

Le directeur de projet du barrage de la Renaissance, un important chantier énergétique Éthiopie, a été retrouvé mort jeudi dans sa voiture dans le centre d'Addis Abeba, selon un média proche du pouvoir.

Il était le visage du gigantesque projet de barrage entre entre l’Éthiopie et le Soudan. Selon la radio-télévision proche du pouvoir Fana, Simegnew Bekele « a été retrouvé mort dans sa voiture à Meskel Square », dans le centre d’Addis Abeba. « La cause de sa mort n’est pas connue », ajoute Fana.

L’ingénieur dirigeait le projet du barrage de la Renaissance qui, avec 6 000 mégawatts de capacité – l’équivalent de six réacteurs nucléaires – sera à son inauguration le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique.

Les discussions autour des travaux ont généré beaucoup de tensions entre l’Éthiopie et le Soudan d’une part et l’Égypte, qui craint de son côté que cette installation de 4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) construite sur le Nil Bleu n’affecte le niveau de l’eau sur son territoire, situé en aval. Elle dépend à 90% du fleuve pour son approvisionnement en eau.

Accord tripartite

En mai, les trois pays ont conclu un accord prévoyant un comité scientifique chargé d’étudier l’impact du barrage. Le 11 juin, Abiy Ahmed, élu Premier ministre de l’Éthiopie en avril dernier, s’était également rendu au Caire pour rencontré le président Abdel Fattah Al-Sissi et apaiser les tensions sur le dossier.

Simegnew Bekelele est le second responsable d’une compagnie très en vue tué ces derniers mois. En mai, le directeur local du groupe nigérian Dangote Deep Kamra et deux de ses collaborateurs avaient été attaqués et tués à l’extérieur d’Addis Abeba. Le barrage de la Renaissance est l’un des mégaprojets actuellement menés par l’Éthiopie, qui travaille également au développement de chemins de fer et de parcs industriels afin de transformer son économie et de lutter contre la pauvreté.

La construction de l’ouvrage a débuté en avril 2011, et deux de ses 16 turbines doivent commencer à produire de l’électricité fin 2018, avaient annoncé les autorités éthiopiennes plus tôt cette année.

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