Diplomatie

Exclusif – RDC : Kinshasa délivre un passeport diplomatique à Jean-Pierre Bemba

L'ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, devant la Cour pénale internationale à La Haye, le 21 juin 2016. © Michael Kooren/AP/SIPA

Selon nos informations, un passeport diplomatique a été délivré vendredi à l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté début juin de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité par la CPI.

Après dix ans de détention à La Haye, le ciel s’éclaircit pour Jean-Pierre Bemba. Depuis son acquittement, le 8 juin, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, l’opposant congolais a reçu l’autorisation de séjourner à Bruxelles, en attendant son éventuel retour à Kinshasa. Là-bas, son parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC), vient de le désigner, vendredi 13 juillet, comme candidat à la présidentielle, prévue le 23 décembre, à l’issue de son congrès en cours.

Mais personne ne sait encore la date du retour au pays du « Chairman ». Il y a deux semaines, Jean-Pierre Bemba s’était rendu discrètement à l’ambassade de la RDC à Bruxelles pour faire sa demande de passeport diplomatique, en sa qualité de sénateur.

« Plus rien n’empêche le retour de Bemba »

Une source au sein du ministère congolais des Affaires étrangères indique à Jeune Afrique que « le passeport diplomatique demandé a été remis aujourd’hui [vendredi 13 juillet] à Fidèle Babala », le bras droit du leader du MLC. « Plus rien n’empêche désormais son retour en RDC », ajoute notre source.

Jeune Afrique avait annoncé début juillet que la délivrance du passeport de Jean-Pierre était imminente. « Cela a un tout petit peu traîné parce que le vice-Premier ministre des Affaires étrangères [Léonard She Okitundu] était souvent en déplacement ces derniers jours », explique un diplomate congolais proche du dossier.

Condamné dans une autre affaire de subornation de témoins, Jean-Pierre Bemba attend de la première chambre de la Cour pénale internationale une nouvelle décision. Sera-t-il définitivement relaxé, comme le demandent ses avocats, ou de nouveau condamné, comme l’espère le bureau du procureur qui a requis cinq ans de prison à son encontre ?

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