Économie

Le G20 pointe un déficit d’investissement dans les infrastructures africaines

Construction du pont Trans Gambia Bridge sur le fleuve Gambie en juillet 2017 © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Deux études produites pour le G20 mettent en lumière le manque de capitaux dans les infrastructures africaines et les déficits de gouvernance qui ralentissent les investissements.

Commandées par le G20, deux études publiées le 3 juillet par Global Infrastructure Hub confirment que le compte n’y est pas pour combler le déficit africain en termes d’infrastructures. La première étude analyse les besoins en la matière, d’ici 2030, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de l’Égypte, de l’Éthiopie, du Ghana, de la Guinée, du Maroc, du Sénégal, de la Tunisie et du Rwanda.

Selon les tendances actuelles, il leur manquera 356 milliards d’euros pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) fixés par l’ONU concernant l’accès universel à l’électricité, à l’eau potable et à l’assainissement. Dans ces dix pays, 40 % de la population est privée d’électricité, 53 % de l’assainissement et 59 % d’eau potable.

Si l’on prend l’horizon 2040, ce sont 860 milliards d’euros qui feront défaut sur les 2 100 milliards nécessaires pour répondre aux besoins de l’accélération de la croissance économique et démographique, tout en atteignant les ODD.

Les pays les plus peuplés sont les plus déficitaires

Sans surprise, ce sont les pays les plus peuplés qui sont les plus déficitaires. Par exemple, l’Éthiopie a besoin de 695 milliards d’euros, dont 311 milliards manquent, et l’Égypte, de 580 milliards, sachant que 198 milliards pourraient lui faire défaut.

Attirer les investissements du secteur privé dans les pays africains reste un défi majeur

Le deuxième rapport estime que les investisseurs sont de plus en plus nombreux à chercher des opportunités de placement dans les pays émergents. Mais Chris Heathcote, PDG de Global Infrastructure Hub, estime qu’« attirer les investissements du secteur privé dans les pays africains reste un défi majeur ».

La solution ? « Créer l’environnement adéquat pour encourager leurs intérêts en actions ». Ce qui signifie, une fois de plus, que l’Afrique a de grands progrès à faire dans le domaine de la gouvernance et des cadres législatifs et réglementaires pour rassurer les investisseurs sur la bonne fin de leurs projets.

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