Elections

Côte d’Ivoire : des « irrégularités » dans la révision des listes électorales, selon un avocat

Des agents de la Commission électorale indépendante lors du référendum en Côte d'Ivoire, en 2016 (image d'illustration).

Des agents de la Commission électorale indépendante lors du référendum en Côte d'Ivoire, en 2016 (image d'illustration). © Diomande Bleblonde/AP/SIPA

Un peu plus de 400 000 nouveaux électeurs ont été récemment enregistrés en Côte d’Ivoire. Des opérations « entachées d’irrégularités », a dénoncé lundi à Abidjan un avocat, y voyant une menace pour les scrutins à venir.

Dans plusieurs villes, « des personnes se sont fait recenser hors de leur lieu de vote pour être inscrites sur des listes en dehors de leur zone territoriale de vote », a accusé Me Claver N’Dry lors d’une conférence de presse. Cet avocat représente plusieurs candidats indépendants et de l’opposition.

« Nous dénonçons ces irrégularités. Ce sont des cas graves, qui ont été portés devant le procureur général », a-t-il affirmé Me N’Dry, sans préciser le nombre de cas litigieux. Pour lui, « il faut clarifier toutes ces questions pour ne pas que des contestations puissent encore diviser les Ivoiriens », lors des élections municipales et régionales couplées cette année et pour la présidentielle de 2020.

Enquête de la CEI

Des candidats avaient déjà dénoncé auparavant des fraudes au Plateau, le quartier du pouvoir et des affaires d’Abidjan, une circonscription-clé. La Commission électorale indépendante (CEI) a assuré enquêter sur ces allégations.

La révision des listes électorales, qui s’est déroulée du 18 au 24 juin, a abouti à l’enregistrement de 428 233 personnes nouvellement inscrites. Elles s’ajoutent aux 6 318 311 personnes déjà présentes sur les listes électorales.

Une CEI politiquement déséquilibrée ?

La plateforme d’opposition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) avait appelé les Ivoiriens à ne pas s’inscrire sur les listes électorales, contestant la légitimité de la CEI qu’elle juge politiquement déséquilibrée en faveur du pouvoir.

La Cour africaine des droits de l’Homme avait rendu en 2016 un arrêt jugeant la CEI effectivement déséquilibrée et enjoignant le gouvernement ivoirien de changer sa composition. Ce qui n’a été fait jusqu’à présent.

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