Économie

Genel Energy annonce une découverte de pétrole au large du Maroc

L’opérateur pétrolier britannique Genel Energy et ses partenaires ont annoncé ce lundi la découverte de pétrole à 3 000 mètres de profondeur, au large des côtes du Maroc. La prudence reste toutefois de rigueur. En effet, des tests supplémentaires sont nécessaires pour estimer la taille et la viabilité commerciale de cette découverte.

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Mis à jour le 20 octobre 2014 à 13:49

Genel Energy, qui détient des parts sur 3 permis au Maroc, est également actif en Côte d’Ivoire.

La compagnie d’exploitation pétrolière Genel Energy et deux de ses partenaires Serica Energy et San Leon ont annoncé ce lundi 20 octobre avoir découvert du pétrole au large du Maroc, rapporte l’agence Reuters. Dans un communiqué, la junior pétrolière Genel, basée en Turquie et enregistrée sur l’île britannique de Jersey, a confirmé que cette découverte a été réalisée à près de 3 000 mètres sous la mer dans un puits baptisé S-M 1 sur le bloc Sidi Moussa, dont elle détient 60 %.

Stade très préliminaire

Il convient de noter qu’aucune information substantielle n’a été pour l’instant fournie par les opérateurs de ce permis en ce qui concerne la taille ou la viabilité commerciale de cette découverte. Les entreprises pétrolières partenaires de ce projet ont d’ailleurs rappelé n’être qu’à un stade très préliminaire de leurs recherches.

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« Genel confirme les informations contenues dans les mises à jour opérationnelles émises par ses partenaires. Il est prématuré à ce stade des opérations et avant les [résultats] des tests prévus sur ce puits de livrer une interprétation technique définitive [sur cette découverte] », indique-t-elle communiqué.

« Nous n’en sommes qu’aux toutes premières étapes et d’autres évaluations sont nécessaires concernant la présence d’hydrocarbures dans cette zone », a ajouté Tony Craven Walker, directeur général de Serica (5 % du permis), cité par l’agence de presse. Selon le communiqué de San Leon Energy, actionnaire minoritaire (10 %) de ce bloc, le coût des tests supplémentaires nécessaires est d’environ 22 millions de dollars.

Prudence

Le ton prudent de ces communiqués tient au fait que malgré les nombreux permis concédés ces dernières années par le Maroc à des sociétés spécialisées – plus d’une trentaine d’entre elles sont actives dans le royaume – aucune découverte commerciale significative n’a été pour l’instant été réalisée dans le pays. Plus encore, le scandale de l’affaire Talsint – la découverte de pétrole claironnée en l’an 2 000 puis rapidement démentie – a marqué les esprits et incite à la méfiance.

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Ces revers ne semblent toutefois pas décourager les acteurs pétroliers internationaux. En juillet dernier, le groupe australien Woodside Petroleum (5,8 milliards de dollars de revenus en 2013) a réalisé son premier investissement dans le pétrole au Maroc, en rachetant des parts dans la licence d’exploration offshore du britannique Chariot Oil & Gas dans le bassin de Doukkala.