Transports

Côte d’Ivoire : Bolloré Africa Logistics en net recul au premier semestre 2014

Bolloré pointe du doigt le fonctionnement du port d'Abidjan pour expliquer la baisse de ses résultats.

Bolloré pointe du doigt le fonctionnement du port d'Abidjan pour expliquer la baisse de ses résultats. © Reuters

Bolloré Africa Logistic a annoncé des résultats en nette baisse pour ses activités ivoiriennes durant le premier semestre. Des mauvaises performances que le groupe français impute aux dysfonctionnements constatés au port d’Abidjan. D’autres acteurs soulignent en revanche les coûts jugés trop élevés de l’opérateur logistique.

L’heure n’est pas à la fête au sein de la filiale ivoirienne du groupe Bolloré Africa Logistics (BAL). La publication de son bilan au premier semestre 2014 laisse entrevoir un recul de 37,3 % du résultat net à 5,89 milliards F CFA (8,96 millions d’euros) contre 9,4 milliards (14,3 millions d’euros) durant la même période en 2013. Le chiffre d’affaires s’établit à 38 milliards de F CFA (57,8 millions d’euros), en baisse de 8 % sur un an.

Pour certains, les prix non compétitifs de Bolloré ont conduit des opérateurs à s’orienter vers le port de Lomé.

Pour Bolloré, ces mauvaises performances sont essentiellement dues aux services douaniers et à Webb Fontaine CI, la filiale ivoirienne du groupe émirati, en charge depuis juillet 2013 du contrôle des importations et des exportations sur le port d’Abidjan.

« Il ne faut pas se voiler la face, le cœur de notre activité se trouve au port et nos clients sont impactés par les dysfonctionnements de Webb Fontaine » explique une source proche de BAL Côte d’Ivoire.

Il est vrai que les opérateurs ne sont pas avares en critiques contre cette société, qui a succédé au français Bureau Veritas à la fin du 1er semestre 2013. Au point où Webb Fontaine a dû organiser des campagnes de communication pour expliquer son mode de fonctionnement.

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Compétitivité

D’autres acteurs avancent cependant une autre explication : les prix non compétitifs de Bolloré sur le port d’Abidjan auraient conduit de nombreux opérateurs – notamment ceux de la sous-région – à s’orienter vers le port de Lomé.

Ainsi, selon les statistiques des douanes françaises, au premier semestre 2014, le port de Lomé à enregistré un trafic de 404 861 tonnes de marchandises entre la France et le Togo contre 208 370 tonnes durant la même période en 2013, soit une hausse de 94 %. De son côté, le port d’Abidjan enregistre une chute d’environ 5 % du trafic en provenance de la France, soit 503 827 tonnes au premier semestre 2014 contre 528 827 tonnes l’année précédente.

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