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Salon de l’immobilier marocain à Paris : reprise en vue pour les investissements

Salon de l'immobilier Marocain © DR

Après avoir traversé une période de turbulences, l'immobilier marocain, l'un des secteurs phares de la Bourse de Casablanca, entame sa reprise. C'est dans ce contexte que se tiendra le salon de l'immobilier marocain (Smap Immo) du 22 au 24 juin à Paris. Plus de 80 exposants y présentent leurs projets.

Après le printemps arabe de 2011, l’immobilier repart de plus belle dans le royaume chérifien. Car si le pays n’a pas vécu à l’époque de changement de gouvernement, contrairement à l’Égypte et à la Tunisie, ce contexte avait douché l’enthousiasme des potentiels futurs propriétaires. Or, les deux géants marocains de l’immobilier du pays que sont Addoha (n°1 du secteur) et Alliances (n°2) avaient tardé à prendre en compte ce nouveau contexte et à revoir à la baisse leur politique de développement. Conséquence prévisible : un endettement colossal et un stock de produits finis qui ne se vendaient pas – 9,3 milliards de dirhams (845 millions d’euros environ) de dette et un stock de plus de 15 000 unités pour Addoha fin 2014.

Les deux groupes avaient alors revu leur stratégie et apuré leurs finances, et semblent aujourd’hui tirés d’affaire. « Depuis deux ans, nous sentons que les investissements repartent à la hausse », souligne Samir El Chammah, directeur du salon de l’immobilier marocain (Smap Immo) qui se tiendra à Paris du 22 au 24 juin.

Pour cette 15e édition, l’organisation a choisi de mettre en avant la région de Casablanca-Settat. Située au sud-ouest du Maroc, la région comptabilise plus de 8 millions d’habitants. Elle possède également un très grand nombre d’infrastructures, notamment l’aéroport international Mohammed V qui représente environ 41 % du trafic aérien.

Une cible marocaine et européenne

Cet événement s’inscrit dans la lignée d’un salon plus diversifié (commerce, culture, immobilier…) que Samir El Chammah a créé il y a vingt-et-un ans. « On l’a décliné en salon de l’immobilier en 2004 car il y avait une vraie demande de la diaspora marocaine, qui représente plus d’un million et demi de personnes en France. Celle-ci voulait profiter de ce rendez-vous à la veille de son grand départ estival pour observer ce qu’il se passe sur le marché de l’immobilier, acheter un bien ou investir pour une éventuelle future retraite », explique-t-il.

Les Franco-Marocains représentent près de 90 % des visiteurs du salon, les 10 % restant européens. « Plus de 50 000 Français, séduits par le climat et la proximité du pays et le régime fiscal sont aujourd’hui installés au Maroc », rappelle Samir El Chammah, qui s’efforce de séduire cette clientèle en mettant en avant des prix « deux à cinq fois moins chers qu’en France ». « Une maison au bord de la plage coûtera 1 500 euros le mètre carré dans le royaume, tandis qu’en France, il faudra compter 3 000 voire 4 000 euros », assure-t-il ainsi.

Mais si cette offre de luxe est relativement importante dans le salon – elle représente 22 % des demandes des visiteurs -, celui-ci propose aussi des logements intermédiaires (40 %) et un volume important de logements sociaux (30 %). Enfin, une place plus marginale est dédiée aux terrains à bâtir (7 à 8 %).

En 2017, le salon de l’immobilier avait enregistré 38 000 visiteurs.

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