Économie

L’Égypte mandate un consortium international pour l’expansion du Canal de Suez

L’Egypte a mandaté six sociétés internationales pour creuser un second canal de Suez. Porté par le président Abdel Fattah al Sissi, ce projet a pour ambition de relancer l’économie égyptienne en générant 13,5 milliards de dollars par an d’ici à 2023.

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Mis à jour le 21 octobre 2014 à 16:04

Vue du Canal de Suez le 1er mai 2014. © Abdallah Dalsh/Reuters

Le projet d’expansion du Canal de Suez, initiative phare du président Abdel Fattah al Sissi pour relancer l’économie égyptienne, franchit une nouvelle étape importante.Après avoir annoncé la levée de 8,5 milliards de dollars en septembre, l’Egypte a signé le 18 octobre des contrats avec six sociétés internationales qui seront chargées des travaux de creusement d’un nouveau canal et d’expansion du canal existant.

Le général Mohab Memich, directeur de l’Autorité du canal de Suez, a annoncé la composition du consortium au Caire, lors d’une conférence de presse donnée avec le Premier ministre Ibrahim Mehleb. Les six entreprises en question sont les suivantes : l’émiratie National Marine Dredging Co, les néerlandaises Royal Boskalis Westminster et Van Oord, les belges Jan de Nul Group et Deme Group et l’américaine Great Lakes Dredge & Dock. Cette dernière a notamment participé aux travaux de création du nouveau port d’Al Sukhna à Suez et à la construction de plusieurs îles artificielles à Bahreïn.

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Revenus

Le Caire compte également créer une plate-forme logistique et industrielle internationale de 76 000 kilomètres carrés dans la zone du canal pour attirer plus de navires et collecter plus de recettes.

L’Egypte espère que cette modernisation du canal permettra de générer un revenu annuel de 13,5 milliards de dollars (10,6 milliards d’euros) d’ici à 2023 contre cinq milliards actuellement.

Le nouveau canal doit être achevé d’ici août 2015, selon le souhait du président Sissi. La brieveté des délais a d’ailleurs été soulignée par Pierre Cateau, un responsable de Deme Group : « Je pense que nous avons tous été surpris par la vitesse avec laquelle tout cela est venu sur le marché, par la rapidité de l’appel d’offres et par celle avec laquelle il faudra exécuter ce chantier », a-t-il confié à Reuters, en marge de la conférence de presse. « Mais c’est possible et nous ferons tout ce qu’il faut pour que ce soit fait ». D’ailleurs, les ingénieurs de l’armée ont entamé les travaux préparatoires, et ce dès l’annonce du projet en août.