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Des étudiants sortant d’une école le 22 octobre 2012 à Casablanca.

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Professeurs sans frontières : Léonard Wantchékon, du cachot à l’Académie

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Mis à jour le 30 octobre 2014 à 16:13

Léonard Wantchékon a été élu à l’Académie américaine des arts et des sciences en 2013. Découvrez le surprenant parcours de cet universitaire béninois de 58 ans.

Professeur d’économie et de sciences politiques à l’université de Princeton (New Jersey), Léonard Wantchékon a été élu à l’Académie américaine des arts et des sciences en 2013. Et c’est la plus grande fierté de ce Béninois de 58 ans : « Je suis l’un des quatre professeurs africains toutes disciplines confondues et le seul francophone membre de cette prestigieuse organisation. »

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Bien que sa carrière d’enseignant ait commencé à Yale, après un doctorat à Northwestern, et qu’il ait poursuivi avec un poste à l’université de New York, son parcours n’a rien d’un long fleuve tranquille, selon ses dires : « J’ai fait un an à l’Université nationale du Bénin avant d’en être exclu pour « activisme politique » entre 1978 et 1984, puis j’ai été emprisonné entre 1985 et 1986. À l’époque, j’étais un des responsables du mouvement d’opposition à la dictature militaire du général Kérékou. Après m’être échappé de prison, j’ai émigré au Canada. »

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Aujourd’hui, Léonard Wantchékon vit en Afrique quatre mois dans l’année. Il a créé, au Bénin, l’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep), et, son grand projet, l’African School of Economics, a ouvert ses portes le 4 septembre. Son message à ses élèves est clair : « Nourrissez de grandes ambitions pour vous-mêmes et pour l’Afrique et, surtout, travaillez très dur pour les réaliser. »

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