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Des étudiants sortant d’une école le 22 octobre 2012 à Casablanca.

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Professeurs sans frontières : Thandika Mkandawire, au service du développement

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Mis à jour le 4 novembre 2014 à 10:02

Emprisonné en 1961 pour ses activités politiques et après avoir vécu trente ans en exil, Thandika Mkandawire, 74 ans, est devenu en 2010 le premier professeur titulaire d’une chaire sur le développement de l’Afrique à la London School of Economics.

Il parle et écrit couramment le chichewa (langue parlée principalement au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe), l’anglais, le français, le suédois… Thandika Mkandawire, 74 ans, est devenu en 2010 le premier professeur titulaire d’une chaire sur le développement de l’Afrique à la London School of Economics.

Exil

Lauréat de la palme Olof pour la paix de l’Institute for Future Studies, à Stockholm, il a pour spécialité la politique économique du développement en Afrique. Emprisonné en 1961 pour ses activités politiques contre l’administration coloniale au Malawi, il a vécu trente ans en exil.

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Mamadou Diouf

Titulaire d’un doctorat en lettres de l’université de Rhodes (Afrique du Sud), il a étudié l’économie à l’Ohio State University (États-Unis) et à l’Université de Stockholm (Suède), où il a enseigné – tout comme à l’université du Zimbabwe.

Pragmatique

Entre 1986 et 1996, Thandika Mkandawire a dirigé le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria), au Sénégal, puis a exercé au Centre pour la recherche sur le développement, à Copenhague, de 1996 à 1998. Il passera ensuite onze années (1998-2009) à la tête de l’Institut de recherche des Nations unies pour le développement social, en Suisse.

De ses nombreux travaux et multiples expériences à l’étranger, le pragmatique professeur Mkandawire semble avoir retiré une conviction concernant le continent : « Aujourd’hui, les performances économiques conditionnent le leadership et la légitimité des dirigeants africains. »