Politique

Libye : l’ONU approuve la tenue des élections avant fin 2018

Khalifa Haftar, Aguila Saleh Issa et Fayez al-Sarraj, à l'Élysée le mardi 28 mai, lors de la signature d'un accord en vue des élections en Libye le 10 décembre. © Etienne Laurent/AP/SIPA

Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé mercredi 6 juin un texte endossant la Déclaration de Paris de mai sur la Libye prévoyant des élections présidentielle et législatives avant fin 2018, sans toutefois mentionner la date du 10 décembre pour ces scrutins.

« Le Conseil salue l’engagement pris (par les parties libyennes), tel qu’il est énoncé dans la déclaration de Paris, d’œuvrer de manière constructive avec l’Organisation des Nations unies en vue d’organiser des élections législatives et présidentielle crédibles et pacifiques et d’en respecter les résultats », souligne le texte adopté.

Le Conseil de sécurité de l’ONU « se félicite de la dynamique créée par la conférence internationale sur la Libye organisée à Paris, le 29 mai 2018, par le président Emmanuel Macron, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies », indique aussi sa déclaration rédigée par la France.

 Une rencontre inédite

La réunion organisée le 29 mai dernier à Paris avait pour la première fois réuni le Premier ministre d’union nationale Fayez al-Sarraj, son rival, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est du pays, le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah, basé à Tobrouk (est) et celui du Conseil d’Etat à Tripoli, Khaled al-Mechri.


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Les quatre principaux protagonistes du conflit libyen s’étaient alors engagés à organiser des élections le 10 décembre pour sortir leur pays du chaos, sept ans après l’intervention occidentale de 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi. Ils s’étaient notamment engagés sur l’évolution des institutions vers une seule Banque centrale et qu’un seul Parlement et un travail d’unification des forces armées dans le pays.

Une date difficile à honorer

Dans la négociation du texte du Conseil de sécurité, des pays se sont cependant opposés à mentionner « explicitement » la date du 10 décembre, selon des sources diplomatiques. Ils veulent une Constitution et une loi électorale claires et approuvées par toutes les parties libyennes avant de fixer une date pour des scrutins, selon les mêmes sources. L’émissaire de l’ONU, Ghassan Salamé, tente depuis longtemps d’obtenir un accord des parties sur une nouvelle Constitution et un calendrier pour son adoption.

A Paris, les quatre responsables libyens s’étaient engagés à trouver une « base constitutionnelle » pour les élections d’ici au 16 septembre 2018, sans décider si cela passerait par un référendum. Cette date n’est pas non plus mentionnée dans la déclaration adoptée mercredi par le Conseil de sécurité.

La question constitutionnelle suscite des approches antagonistes en Libye. Ce processus, qui doit notamment définir les pouvoirs du futur président, pourrait conduire à « retarder les élections », avait admis lors de la conférence de Paris une source proche du dossier.

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