Économie

Areva : Luc Oursel pas vraiment parti

En dépit du départ inattendu de Luc Oursel, pour des raisons thérapeutiques et son remplacement par son numéro deux Philippe Knoche le 22 octobre, l’organigramme d’Areva reste inchangé jusqu’à la prochaine assemblée générale.

Mis à jour le 24 octobre 2014 à 12:45

Luc Oursel a annoncé son retrait de Areva pour des raisons thérapeutiques, le 20 octobre. © Toru Yamanaka/AFP

Mis à jour le 24 octobre 2014, à 18H37 GMT, suite aux précisions fournies par le groupe Areva. Luc Oursel conserve son titre, mais non ses prérogatives comme indiqué auparavant.

Malgré sa « démission » annoncée dans la presse française le 20 octobre, « Luc Oursel reste président du directoire ! », clame-t-on chez Areva. Le groupe nucléaire français, très présent par sa filière minière en Afrique, surtout au Niger, mais aussi en Centrafrique, au Gabon et en Namibie, est « dans une situation transitoire » indiquent les responsables du groupe.

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Changements managériaux

En dépit du départ inattendu de Luc Oursel, pour des raisons thérapeutiques (son mandat aurait dû se terminer en 2016), et son remplacement par son numéro deux Philippe Knoche le 22 octobre, « sur le plan juridique, Luc Oursel garde son titre », assure-t-on au siège parisien de la société.

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Des changements managériaux devraient toutefois survenir lors de la prochaine assemblée générale, qui se tiendra le 9 décembre 2014.

À cette occasion, le groupe devrait, à la demande de l’État français (qui détient 86,5 % des parts), changer son mode de gouvernance pour se transformer en société à conseil d’administration, abandonnant un fonctionnement avec directoire et conseil de surveillance.

Finances

L’État et les autres actionnaires sont préoccupés par une situation financière qui devient préoccupante, notamment à cause des dérives des contrats de construction de centrales avec des réacteurs EPR de nouvelle génération, particulièrement en Finlande. Alors qu’Areva espérait un retour aux bénéfices en 2014, après deux années dans le rouge, l’entreprise ne cesse de creuser ses pertes, de 694 millions d’euros à la fin du premier semestre 2014, pour un chiffre d’affaires de 6,89 milliards d’euros, en baisse de 12,4%.