Politique

Remaniement au Bénin : la Santé, la Justice et les Transports changent de main

Patrice Talon, à Cotonou, le 14 juin 2016. © Youri Lenquette pour Jeune AfriqueAfrica /Afrique Benin

Le président Patrice Talon a signé mardi 5 mai le décret portant nomination des membres de son nouveau gouvernement. Un léger remaniement qui consacre deux entrées, deux sorties et une permutation.

Le nouveau gouvernement compte toujours 22 ministres et les intitulés des ministères restent identiques. Deux nouveaux ministres font leur entrée : Sévérin Quenum à la Justice et Benjamin Hounkpatin à la Santé.

Deux entrants

Membre éminent du collectif des avocats de Patrice Talon, Me Sévérin Quenum est promu pour sa fidélité au président. C’est aussi un acteur judiciaire qui connaît la maison Justice. Moins clivant que son prédécesseur Joseph Djogbenou, Quenum est réputé pour être conciliant. Un atout qui sera utile dans un contexte de grèves perlées et alors que le secteur de la justice est engagé dans des réformes majeures.


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La nomination du Dr Benjamin Hounkpatin à la Santé se veut le symbole de la volonté affichée par Patrice Talon de « faire confiance à la jeunesse ». Ce gynécologue, agrégé en 2016, aura la lourde mission de convaincre les acteurs de la santé d’adhérer aux réformes en cours dans ce secteur également, dont l’une des plus controversées reste la mise sous affermage de certains hôpitaux publics, vue par les syndicats comme une privatisation qui ne dit pas son nom.

Deux sortants

Benjamin Hounkpatin remplace un autre médecin, Alassane Séidou, qui a été nommé au ministère des Transports et des infrastructures. Un département qui vient de connaître son troisième ministre en deux ans. Cet homme de main du président, dont on dit qu’il est un « homme de terrain », remplace Cyr Koty qui est ainsi limogé moins d’un an après son arrivée au gouvernement. Selon plusieurs sources, il lui était reproché de ne pas « suivre le rythme » du gouvernement.


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Joseph Djogbénou est le deuxième ministre à quitter le gouvernement. Sa nomination à la nouvelle Cour constitutionnelle – dont les membres doivent prêter serment mercredi 6 juin – a d’ailleurs été l’élément déclencheur du remaniement ministériel. Fidèle parmi les fidèles du président, il est pressenti pour présider cette Cour qui a eu, ces derniers temps, maille à partir sur plusieurs points avec l’exécutif.

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