Droits de l’homme

Algérie : un blogueur condamné à 10 ans de prison fait appel

Le blogueur algérien Merzoug Touati a été arrêté le 25 janvier 2017. © Facebook / Merzoug Touati

Un blogueur algérien, condamné jeudi en Algérie à 10 ans de prison ferme pour intelligence avec une puissance étrangère après avoir publié un entretien avec un diplomate israélien, a fait appel du verdict, a annoncé dimanche à l'AFP l'un de ses avocats.

Un blogueur algérien, condamné jeudi en Algérie à 10 ans de prison ferme pour intelligence avec une puissance étrangère après avoir publié un entretien avec un diplomate israélien, a fait appel du verdict, a annoncé dimanche à l’AFP l’un de ses avocats.

Mourzag Touati, 30 ans, incarcéré depuis son arrestation en janvier 2017, a fait appel dès vendredi et est « optimiste », a déclaré Me Boubakeur Esseddik Hamaïli qui avait plaidé l’acquittement. « J’ai vu mon client, il se porte bien et a un moral d’acier. Il clame son innocence car il n’a fait qu’utiliser ses droits garantis par la Constitution », a ajouté l’avocat.

« Provocation à un attroupement non armé »

Le tribunal criminel de Béjaïa (260 km à l’est d’Alger) a reconnu Merzoug Touati coupable d’avoir entretenu « avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l’Algérie », crime passible de 20 ans de prison.

Il lui était reproché ses contacts avec un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, avec lequel Merzoug Touati avait publié un entretien par vidéoconférence sur son blog. Le tribunal l’a également reconnu coupable du délit de « provocation à un attroupement non armé » pour avoir posté un appel à manifester sur Facebook, mais a écarté deux accusations relatives à l’atteinte à la sûreté de l’État, dont celle d’incitation « à s’armer contre l’autorité de l’État », crime passible de la peine de mort, selon Me Hamaïli. Le Parquet avait requis la prison à perpétuité contre le blogueur.

L’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a estimé « injustifiée » la peine prononcée contre le blogueur, tandis qu’Amnesty international a dénoncé une peine « choquante ».

Me Hamaïli n’a pas précisé à quelle date aurait lieu le procès en appel, mais n’a pas exclu qu’il se déroule à une date assez proche.

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