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Cet article est issu du dossier «Cameroun : les véritables victimes de la crise anglophone»

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Religion

Cameroun : les évêques appellent à une médiation pour une sortie de crise en zone anglophone

Scène de rue à Bamenda, épicentre de la contestation anglophone au Cameroun. © Dada dada/CC/Wikimedia commons

Les évêques camerounais ont lancé mercredi "un cri de détresse" face à la détérioration de la situation sécuritaire dans les régions anglophones du Cameroun, soulignant la nécessité d'une médiation pour éviter "une guerre civile inutile".

« À tous les Camerounais, nous lançons un cri de détresse au nom de Dieu le tout puissant », ont-ils écrit mercredi dans une déclaration. « Nous, évêques du Cameroun, estimons qu’une médiation s’impose maintenant pour une sortie de crise » dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, ont-ils ajouté.

« Épargnons notre pays, le Cameroun, d’une guerre civile inutile et sans fondement », ont plaidé les évêques. « Cessons toute forme de violence et arrêtons de nous entretuer », ont-il ajouté, appelant les parties à prendre « le chemin du dialogue, de la réconciliation, de la justice et de la paix ».

Les évêques rappellent que « depuis 2016, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest vivent des situations difficiles, marquées par des violences inhumaines, aveugles, monstrueuses, et une radicalisation des positions qui nous inquiètent ».

Affrontements quasi quotidiens

Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les combats sont devenus quasi quotidiens entre les forces de sécurité camerounaises, déployées en force et des hommes armés se réclamant de « forces de restauration » d’un Etat anglophone, qui avait éphémèrement vu le jour entre les deux guerres mondiales, sous mandat britannique.

Selon le centre International Crisis Group (ICG), « au moins 120 » civils et « au moins 43 » membres des forces de sécurité ont été tués depuis fin 2016. Le bilan côté séparatistes est inconnu.

160.000 personnes ont dû fuir leur logement à la suite des violences, selon l’ONU, et 34.000 se sont réfugiées au Nigeria, selon l’agence nigériane de gestion des urgences (Sema).

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