Société

TacOtac avec Bismack Biyombo : RDC, Kabila, Toronto, Léopards…

À droite Bismack Biyombo, pivot d'Orlando Magic, le 9 février 2018. © Reinhold Matay/AP/SIPA

De passage à Paris où il a annoncé fin avril le lancement de la campagne « Child of Africa » du 2 mai au 4 août, le basketteur congolais Bismack Biyombo, pivot d’Orlando, se livre à JA. Au menu : basket, foot, RDC… Du tac au tac.

Du haut de ses 2,10 mètres, le colosse a réussi à s’affirmer en NBA. À bientôt 26 ans, Bismack Biyombo évolue aujourd’hui comme pivot d’Orlando Magic, ancien club de l’immense Shaquille O’Neal. Après un passage remarqué chez les Raptors de Toronto où il passa, entre 2015 et 2016, une « année spéciale », selon ses propres termes.

« Mais cela ne veut pas dire que je n’aime pas Orlando », souligne aussitôt Bismack Biyombo pour ne pas froisser ses supporters de Floride. Toujours est-il que c’est à Toronto qu’il a eu « pour la première fois la chance d’être un leader d’un club qui pouvait gagner un titre ». Les amateurs du basket n’oublieront d’ailleurs pas sa prestation magistrale fin mai 2016, lors d’une confrontation de la finale de la Conférence Est face à Cleveland Cavaliers : 26 rebonds « captés » dans un seul match de playoffs ! Un record dans l’histoire de Toronto.

Bismack Biyombo et les Léopards

Malgré ses performances dans le haut niveau, « Biz » n’a jamais porté le maillot de la sélection nationale de son pays, la RDC. C’est en effet sans lui que la RDC est tombée en quarts de finale du dernier Championnat d’Afrique de basket, coorganisé à Radès, en Tunisie, et à Dakar, au Sénégal, en septembre 2017.

Pourtant, le natif de Lubumbashi a toujours rêvé de jouer avec les Léopards, déclinant même des offres de plusieurs sélections étrangères. Mais, pour l’instant, « toutes conditions » pour que son rêve se réalise ne sont pas encore réunies. Ce qui bloque ? Un « accord avec le gouvernement congolais » sur certains préalables.

Si Bismack Biyombo a fini par abandonner l’exigence d’avoir une assurance payée par Kinshasa – « j’ai demandé que cet argent soit investi ailleurs, notamment pour payer d’autres joueurs » -, il voudrait néanmoins que des moyens soient mis à disposition avant les matchs, pour que la sélection s’entraîne dans de bonnes conditions à l’extérieur du pays, la RDC ne disposant pas d’infrastructures sportives adéquates.

« Child of Africa »

Celui qui appelle affectueusement la légende Michael Jordan « grand-père », a même déjà approché Patrick Mutumbo, coach adjoint à Toronto, pour le convaincre d’apporter son expertise à l’équipe nationale. La balle est désormais dans le camp des autorités congolaises. En attendant, Biyombo pense déjà à la relève. Et construit des académies du basket à Lubumbashi, Kinshasa et à Goma, où il a également ouvert Kivu International School, un grand complexe scolaire moderne. Une deuxième école est en cours de construction dans le sud du pays.

Le « social entrepreneur » Bismack Biyombo ne s’arrête pas là. Avec notamment les chanteurs Akon et Fally Ipupa ainsi que le footballeur Didier Drogba, il vient de lancer officiellement ce 2 mai le mouvement « Child of Africa ». Objectif : lever des fonds pour que, chaque année, dans un État africain donné, ils essayent d’apporter ensemble des solutions aux problèmes qui se posent. La campagne prendra fin le 2 août à Johannesburg, 48 heures avant le match tant attendu à l’Africa Game 2018. Une rencontre de gala entre une équipe mondiale et une autre composée essentiellement de basketteurs nés sur le continent ou ayant des racines africaines.

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