Politique

RDC : le meeting de l’UDPS autorisé à Kinshasa, une première depuis septembre 2016

Félix Tshisekedi lors de la signature de l'accord du 31 décembre 2016, à Kinshasa. © John bompengo/AP/SIPA

Le gouverneur de Kinshasa a autorisé l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à organiser un meeting mardi 24 avril à l’occasion des 28 ans de l’ouverture du pays au multipartisme, dans un contexte où les dernières manifestations contre le pouvoir ont été réprimée dans le sang.

« Je note que votre parti se propose de tenir un meeting ce mardi 24 avril 2018 à la place Sainte Thérèse à Ndjili pour commémorer (…) l’ouverture au multipartisme. J’en prends acte et vous invite par conséquent à veiller (…) au respect strict de la loi régissant les manifestations et réunions publiques dans notre pays », écrit le gouverneur de Kinshasa André Kimbuta dans un communiqué.


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Le meeting de l’opposition prévu le 24 avril sera le premier dirigé par le fils d’Étienne Tshisekedi, Félix Tshisekedi, président et candidat de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) pour la présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

L’UDPS souhaite célébrer en ce 24 avril les 28 ans du multipartisme en RDC. En effet, l’ancien chef d’État du Zaïre (revenue RDC en 1997) Mobutu Sese Seko, a mis fin au parti unique – Mouvement populaire de la révolution, MPR – le 24 avril 1990.

Répression

Depuis septembre 2016, toutes les manifestations étaient interdites en RDC, suite à des violences, notamment à proximité du siège de l’UDPS, qui avaient causé la mort de dizaines de personnes.

L’opposition, emmenée alors par Étienne Tshisekedi, exigeait que le chef de l’État Joseph Kabila organise comme prévu l’élection présidentielle avant la fin de son mandat le 20 décembre 2016. Etienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Trois marches organisées par un collectif proche de l’Église les 31 décembre, 21 janvier et 25 février ont été réprimée, ce qui avait entraîné une quinzaine de décès.

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