Droits de l’homme

Guinée équatoriale : l’opération communication d’Obiang Nguema sur les droits de l’homme

Teodoro Obiang Nguema, en juin 2011 lors d'une visite en Russie (archives).

Teodoro Obiang Nguema, en juin 2011 lors d'une visite en Russie (archives). © Mikhail Metzel/AP/SIPA

Le président équato-guinéen a réuni à Sipopo des ONG des droits de l’homme et des médias africains sur le thème : « Les enjeux des ONG de droits humains et le rôle des médias en Afrique ». Un événement notamment destiné à redorer l’image du pays.

Ce vendredi 20 avril s’achève au centre de conférence de Sipopo le colloque « Les enjeux des ONG de droits humains et le rôle des médias en Afrique », organisé par Malabo. Objectif, notamment : désamorcer les polémiques liées au traitement des prisonniers équato-guinéens, alimentées récemment par la condamnation de militants du parti d’opposition Convergence pour l’innovation (CI), qui se sont plaints de mauvais traitements.

Début février, l’Union européenne a relevé une « forte détérioration de la situation des droits de l’homme » dans le pays, à la suite du coup d’état avorté de décembre.

Création d’ONG locales

Lors de son allocution d’ouverture, mercredi 18 avril, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a notamment appelé à « la création d’ONG locales des droits l’homme », à travers lesquelles les organisations internationales recevraient des rapports sur les conditions dans chaque pays. Une manière, pour lui, de reprendre la main sur des organisations qui, dit-il, ont pour objectif de « détruire les États africains comme la Guinée équatoriale ».

Il a d’ailleurs rappelé certaines décisions prises ces dernières années en Guinée équatoriale, comme le moratoire sur la peine capitale et « l’abolition complète du travail des enfants ».

Durant les trois journées de ce colloque qui a réuni une centaine de participants venus de 22 pays – africains et de la diaspora -, une visite de la prison Black Beach, à Malabo, a été organisée. Avec le commissariat central de Malabo, baptisé « Guantanamo », l’institution carcérale garde une très mauvaise réputation. Plusieurs ONG internationales affirment que la torture s’y pratique, ce qu’a toujours nié le chef de l’État.

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