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Notation : la situation financière de Camtel stable à court terme

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Le gouvernement a attribué une licence 3G à Cameroon Telecommunications (Camtel) le 26 septembre 2014.

Le gouvernement a attribué une licence 3G à Cameroon Telecommunications (Camtel) le 26 septembre 2014. © Jean-Pierre Kepseu

Bloomfield attribue pour la première fois la note « BBB » avec une perspective positive à long terme et « A3 » sur le court terme à Camtel. Si l’agence de notation reconnaît une amélioration de la gouvernance, la fragilité de la structure financière de l’opérateur historique des télécoms camerounais l’inquiètent.

David Nkoto Emane l’avait laissé entendre, en recevant Jeune Afrique, début d’octobre : « Les gens se seront surpris ! ». La prédiction du directeur général de Cameroon Telecommunications n’a pas été démentie : Camtel est devenue la première entreprise publique du Cameroun à se faire noter. L’agence Bloomfield Investments, basée à Abidjan, lui a attribué en septembre la note « BBB » avec une perspective positive sur le long terme et « A3 » sur le court terme avec une perspective stable.

Bonnes performances financières

Cette bonne note – qui entre dans la catégorie de celles dites « d’investissement » et réflète un « risque modéré »- est attribuable, selon Bloomfield, à l’amélioration des performances financières de l’opérateur historique. Les capitaux propres se sont accrus de 20 milliards de F CFA, en passant de 73 milliards de F CFA en 2012 à 93 milliards de F CFA (142 millions d’euros) fin 2013. 

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Le chiffre d’affaires et le résultat hors activités ordinaires progressent également au cours de la même période. Quoiqu’en recul de près d’un milliard, le bénéfice s’établit à 3 milliards de F CFA (4,6 millions d’euros).

Et si des efforts ont été fournis dans la gouvernance d’entreprise, Bloomfield n’hésite pas à mettre en exergue l’environnement favorable, caractérisé par le soutien de l’État camerounais qui a récemment octroyé une licence mobile globale à Camtel.

Cash-flow insuffisant

Ce tableau encourageant cache toutefois une « structure financière fragile » marquée notamment par une insuffisance de cash-flow. « Camtel souffre cependant d’une faiblesse dans la création de trésorerie d’exploitation, exacerbée par un fort besoin en fonds de roulement presque structurellement maintenu élevé par le haut niveau de créances commerciales (notamment sur l’État) », observe l’agence de notation.

Le résultat financier reste négatif sur les deux derniers exercices et les dettes financières sont passées de 91 milliards de F CFA à 141 milliards de F CFA (215 millions d’euros) en une année.

Qui plus est, l’avenir de l’opérateur historique demeure incertain du fait de son maintien dans le portefeuille des entreprises privatisables. En dehors de Camtel et à la demande du ministère des Finances, l’évaluation du risque de crédit de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), du Port autonome de Douala (PAD) et la Cameroon Water Utilities (Camwater) est en cours.

 

 

 

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