Banque

Burkina Faso : Wara met sous surveillance les notes de Coris Bank et Onatel

West Africa Rating Agency (Wara) est dirigé par Seydina Mouhamadou Rassoul Tandian. DR

West Africa Rating Agency (Wara) est dirigé par Seydina Mouhamadou Rassoul Tandian. DR ©

Suite aux événements ayant mené à la dissolution du gouvernement burkinabè le 30 octobre, l'agence de notation WARA a mis sous surveillance négative l'opérateur télécoms Onatel et Coris Bank International. Elle dispose de 90 jours pour abaisser ou maintenir leurs notes.

À événement exceptionnel, réponse exceptionnelle. Dans un communiqué publié ce vendredi 31 octobre, West Africa Rating Agency (WARA) annonce la « mise sous surveillance avec des implications négatives » de la notation de long terme de Coris Bank International (notée BBB) et de l’opérateur télécoms Onatel (BBB-).

Instabilité

Ces institutions basées au Burkina Faso paient le coup de l’instabilité politique dans laquelle est plongée le pays d’Afrique de l’Ouest depuis que des manifestations contre un projet de révision de la constitution ont occasionné des échanges violents avec les forces de l’ordre et conduit à la dissolution du gouvernement, le 30 octobre. Durant ces manifestations, de nombreux dégâts matériels ont été constatés notamment l’incendie de bâtiments publics et le saccage de l’hôtel Azalaï de Ouagadougou.

>>> Burkina : retour sur les événements de la journée historique du 30 octobre

La période de surveillance, décrétée par Wara est d’une durée de 90 jours. Durant cette période, ses analystes « étudieront l’évolution de la situation au Burkina Faso et ses conséquences sur l’activité économique du pays ». Au plus tard le 30 janvier 2015, l’agence prendra une décision concernant « l’affirmation ou l’abaissement des notes de CBI et d’ONATEL, ainsi qu’un maintien ou une modification de leur perspective »

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Conséquences sur la stabilité économique

Cette réactivité de Wara témoigne aussi de la gravité de la situation du pays. Pour l’agence de notation, « la démission du gouvernement et l’incertitude régnant sur le dénouement de cette situation posent directement la question de potentielles conséquences sur la stabilité économique du pays ».

En mars dernier, lors de la publication des notations de CBI et Onatel, l’agence dirigée par Seydina Rassoul Tandian avait justement rappelé que ces notes de crédit « restaient tributaires de la stabilité de l’environnement macroéconomique du Burkina Faso ». En effet, selon Wara « la matérialisation du risque social ou politique latent dans le pays représentait un scénario à même de fragiliser durablement son économie ». Une instabilité latente donc qui a finalement percé au grand jour le 30 octobre 2014, « jour de colère » à Ouagadougou.

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