Politique

Cameroun : sans surprise, le RDPC remporte largement les sénatoriales

Paul Biya en compagnie de son épouse Chantal, saluent la population après avoir effectué le vote lors de l’élection présidentielle dans le bureau de vote de l'école publique du quartier de Bastos, à Yaoundé, au Cameroun, le 9 octobre 2011. © JA

Le parti du président Paul Biya a remporté 63 sièges sur 70 lors des élections sénatoriales du 25 mars, dont les résultats ont été annoncés jeudi par le Conseil constitutionnel. 30 autres sénateurs seront directement nommés par le président Paul Biya dans les dix prochains jours.

Il n’y avait aucun suspens. Les sénatoriales camerounaises ont été largement remportées par le parti au pouvoir, selon les résultats proclamés jeudi par le Conseil constitutionnel du Cameroun, où une présidentielle doit avoir lieu avant la fin de l’année. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti du président Paul Biya, a remporté 63 des 70 sièges aux sénatoriales du dimanche 25 mars, a détaillé jeudi le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana.

7 sièges pour l’opposition

Le Social democratic front (SDF), premier parti d’opposition, et qui n’avait présenté des candidats que dans cinq des dix provinces du pays, a décroché 7 sièges dans son fief du Nord-Ouest. Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest sont les deux régions anglophones du Cameroun, où la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader, avec des affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et séparatistes anglophones, auxquels s’ajoutent des enlèvements de représentants de Yaoundé et de plusieurs étrangers.

Les sept autres partis en lice pour ces deuxièmes sénatoriales de l’histoire du pays après celles de 2013 n’ont remporté aucun siège au Sénat. Celui-ci est composé en tout de 100 sénateurs : 70 élus par le scrutin indirect de 10.000 conseillers municipaux pour un mandat de 5 ans, et 30 désignés par le chef de l’État dans les dix jours qui suivent le résultat.

Le Cameroun se prépare à une présidentielle prévue entre octobre et novembre 2018. Le pays d’environ 24 millions d’habitants est en proie à des tensions croissantes en zone anglophone et à des attaques ponctuelles du groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans l’Extrême-Nord.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte