Politique

Présidentielle au Sierra Leone : un scrutin « transparent et crédible », selon la Cedeao

Dans un bureau de vote de Freetown, lors du premier tour de la présidentielle, le 7 mars 2018. © Kabba Kargbo/AP/SIPA

Les résultats du second tour de la présidentielle, dont le scrutin a eu lieu samedi entre Samura Kamara, candidat du parti au pouvoir (APC) à Julius Maada Bio (SLPP), sont attendus pour lundi ou mardi.

Le dépouillement des voix est toujours en cours, au Sierra Leone, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle, samedi, dont le déroulement a été jugé satisfaisant par les observateurs ouest-africains, malgré la présence parfois « intimidante » des forces de sécurité dans certains bureaux de vote.

Après avoir compté des bulletins de vote dans chacun des plus de 11 000 bureaux de vote, les résultats doivent être acheminés vers 16 centres régionaux, puis vers la capitale, Freetown, un processus qui peut prendre du temps.

La mission est satisfaite du déroulement, malgré certains problèmes

« Nous estimons que le vote s’est déroulé dans un contexte pacifique, que le processus a été transparent et crédible », a déclaré dimanche lors d’une conférence de presse le chef de la mission d’observation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Amos Sawyer. « La mission est satisfaite du déroulement, malgré certains problèmes », a ajouté l’ancien président du Liberia voisin.

Retards et omniprésence de l’armée

Les observateurs ouest-africain ont relevé que, outre quelque retards à l’ouverture de bureaux de vote, la « présence de membres armés des services de sécurité (police et armée) à proximité de la plupart des bureaux de vote avait été par endroits été intimidante » et « causé de la panique parmi les électeurs ».

Selon les analystes, le duel s’annonce serré entre les deux candidats. Au premier tour, le 7 mars, le candidat de l’opposition, l’ancien militaire Julius Maada Bio, avait remporté 43,3% des suffrages, soit une avance de 15 000 voix sur Samura Kamara, homme lige du président sortant Ernest Bai Koroma et candidat du parti au pouvoir, qui avait remporté 42,7% des suffrages.

Les deux partis peuvent en principe compter sur le soutien de leurs fiefs respectifs, dans un pays où les affiliations politiques coïncident souvent avec l’appartenance ethnique et régionale.

Freetown et Kono, clefs du scrutin

La victoire pourrait dès lors se jouer à Freetown, à la population plus diversifiée, et dans le district diamantifère de Kono, dans l’est du pays, traditionnellement considéré comme un « swing state ».

L’administration sortante a un bilan mitigé : si elle a réussi à attirer les investisseurs pour reconstruire le pays, dévasté par la guerre civile (1991-2002) qui a fait quelque 120 000 morts, l’économie reste fragile après les chocs de l’épidémie d’Ebola en 2014-2016 et de la chute des cours mondiaux des matières premières.

Le second tour, entre les deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis l’indépendance de 1961, était à l’origine programmé pour le 27 mars mais a été retardé de quatre jours par un recours en justice de dernière minute.

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