Société

Relaxe de plusieurs ONG et médias, dont Mediapart, poursuivis par des sociétés liées au groupe Bolloré

Une plantation de palmier à huile en Côte d'Ivoire (image d'illustration). © Nabil ZORKOT pour Jeune Afrique

La 17e chambre correctionnelle a relaxé ce jeudi 29 mars les médias français Mediapart, L’Obs, Le Point et deux ONG, poursuivis pour diffamation par les sociétés Socfin et Socapalm, dont le groupe Bolloré est actionnaire minoritaire, après avoir relayé des accusations d’« accaparement des terres », portées par des communautés africaines.

Le tribunal de grande instance de Paris a relaxé jeudi 29 mars les journaux français Mediapart, L’Obs et Le Point, ainsi que les ONG ReAct et Sherpa, attaqués en diffamation par les sociétés Socfin et Socapalm, dont le groupe Bolloré est actionnaire minoritaire. Ils étaient poursuivis pour avoir relayé en avril 2015 les accusations de communautés notamment africaines – en particulier du Cameroun -, d’« accaparement des terres » par ces sociétés.

Les magistrats de la 17e chambre correctionnelle ont relaxé les médias et les ONG visées au titre de la bonne fois, étant donné « l’existence démontrée de revendications portées par certains riverains des plantations ».

Appartenant à 39 % au groupe Bolloré (le Belge Hubert Fabri est l’actionnaire principal avec 50,2 %), la Socfin est un holding luxembourgeois qui gère des plantations en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et en Asie du Sud-Est, réalisant un chiffre d’affaires de 516 millions d’euros en 2016. Socapalm, sa filiale camerounaise, possède 32 901 hectares de plantations d’huile de palme et 2 079 hectares de plantations d’hévéa dans le pays.

La filiale camerounaise affirme « louer » ces terres

La veille du procès, ouvert le 25 janvier, une tribune signée par des journalistes et des ONG dénonçait les « poursuites-bâillons » dont ils estiment être victimes lorsqu’ils couvrent les activités du groupe, en particulier en Afrique. Quant à la défense des deux sociétés, elles considéraient que les preuves apportées pour étayer les accusations des médias et des ONG comme insuffisantes, se défendant d’avoir voulu les museler.

Dans un communiqué daté du 24 janvier, la société indiquait que « le Groupe Socfin / Socapalm n’est pas propriétaire des terres cultivées qui appartiennent au gouvernement camerounais, la Socapalm loue ces terres ».

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