Politique

RDC : le gendre de Bruno Tshibala suspendu après une altercation à la Primature

Bruno Tshibala, Premier ministre de la République démocratique du Congo, dans les locaux de Jeune Afrique, le 15 septembre 2017 © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

Harmed Kili Baka, conseiller à la Primature de la RDC et gendre du Premier ministre Bruno Tshibala, a été suspendu de ses fonctions pour trente jours ce mardi 6 mars. En cause : un violent accrochage avec le directeur de cabinet de son beau-père, lundi soir.

Michel Nsomue Nsomue, directeur de cabinet du Premier ministre Bruno Tshibala, a transmis ce mardi 6 mars une lettre à Harmed Kili Baka, conseiller technique en charge des PME et PMI au sein de la Primature.

Michel Nsomue Nsomue y notifie le conseiller, également gendre du Premier ministre, de « la suspension de [ses] fonctions au sein dudit Cabinet, pour une durée de 30 jours. »

Une suspension qui aurait pu passer inaperçue, si elle ne détonait pas par son caractère insolite. À l’origine de la sanction d’Harmed Kili Baka : une rixe entre les deux hommes, qui a éclaté lundi soir dans les couloirs de la Primature.

Un accrochage sur fond d’ordre de mission

La cause de cette altercation semble banale. Le directeur de cabinet aurait refusé de signer un ordre de mission à Harmed Kili Baka en fin de journée, tout en ne daignant pas lui accorder une audience.

Quelques heures plus tard, le gendre du Premier ministre revient au bureau de Michel Nsomue Nsomue et exige une explication. Rapidement, la situation dérape :

Des discordes internes souterraines

Cette vidéo, très relayée sur les réseaux sociaux, fait écho aux querelles qui agitent la Primature depuis la prise de fonction de Bruno Tshibala. Plusieurs conseillers dénoncent le fait de ne pas avoir touché de salaire depuis cinq mois, et accusent le directeur de cabinet de détourner leurs salaires.

Les doutes des conseillers ont pour origine des tableaux de paie publiés par la Banque Centrale qui indiquent le décaissement de leurs salaires. Les conseillers ont désormais l’intention de porter l’affaire devant les tribunaux.

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