Sécurité

Attaques terroristes au Burkina : Ouagadougou déjà visée en 2016 et en 2017

La terrasse de l'Aziz Istanbul à Ouagadougou, théâtre d'une attaque terroriste en août 2017. © Alain Didier CompaorÃ'/AP/SIPA

Longtemps préservé de la menace terroriste, le Burkina Faso est depuis janvier 2016 la cible de groupes jihadistes opérant au Sahel. Avant l'attaque vendredi 2 mars de l'état-major des armées et de l'ambassade de France à Ouagadougou, deux autres attentats d’envergure ont endeuillé la capitale burkinabè en janvier 2016 et en août 2017, se soldant par la mort de 49 personnes.

Avant l’attaque de ce vendredi 2 mars de l’état-major des armées et de l’ambassade de France, deux autres attentats d’envergure ont endeuillé la capitale burkinabè, en janvier 2016 et en août 2017, se soldant par la mort de 49 personnes.

• 15 janvier 2016 : l’attaque du Cappuccino 

Ce 15 janvier 2016, le Burkina Faso plonge dans l’horreur terroriste, lorsque trois jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) font feu sur la terrasse du Cappuccino, un restaurant particulièrement prisé des Burkinabè et des Occidentaux aisés.

Les assaillants poursuivent leur équipée meurtrière à l’intérieur de l’établissement, avant de retourner au Splendid Hotel où ils avaient réservé une chambre. Il faudra attendre le lendemain matin pour que les trois terroristes soient finalement éliminés par les forces de sécurité burkinabè, épaulées par les forces spéciales françaises et américaines. Au total, trente personnes, dont vingt-deux de nationalité étrangère, sont tuées lors de l’attaque.


>>> A LIRE – Comment les trois terroristes ont attaqué le Cappuccino à Ouagadougou : l’enquête avance au Burkina


• 13 août 2017 : l’attentat de l’Aziz Istanbul

Un an et demi plus tard, le cauchemar recommence à quelques centaines de mètres du Cappuccino et du Splendid Hotel. Cette fois-ci, c’est le café-restaurant hallal Aziz Istanbul, situé sur la principale avenue de la capitale, qui est pris pour cible par deux terroristes.

Arrivés à moto, les assaillants font feu sur les clients attablés, tuant 19 personnes et faisant une vingtaine de blessés. L’attaque est suivie d’échanges de tirs nourris avec les policiers et les gendarmes d’élite dépêchés sur place. Plus de cinq heures seront nécessaires aux forces de l’ordre pour neutraliser les deux assaillants. L’attaque ne sera jamais revendiquée.


>>> A LIRE – Attentat à Ouagadougou : « L’Aziz Istanbul était un peu le nouveau Cappuccino »


Outre la capitale, le nord du Burkina est également très exposé à la menace terroriste, avec près de 80 attaques depuis le premier trimestre 2015. Celles-ci ont fait au moins 133 morts selon un bilan officiel.

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