Justice

Sonangol : la justice angolaise enquête sur la gestion d’Isabel dos Santos

Isabel dos Santos, à Londres en octobre 2017. © REUTERS/Toby Melville/File Photo

Le parquet de Luanda a indiqué avoir ouvert une enquête après la découverte d'un transfert suspect de 38 millions de dollars, alors que la fille de l'ancien président dirigeait la compagnie.

La justice angolaise a ouvert vendredi une enquête sur un transfert suspect de 38 millions de dollars de la société pétrolière nationale Sonangol, réalisé alors qu’Isabel dos Santos en était la dirigeante. Ce virement aurait eu pour destination une société basée à Dubaï. Des « transferts financiers irréguliers » ont été signalés par la nouvelle direction de la Sonangol, ont indiqué les procureurs dans un communiqué.

Mercredi, le nouveau directeur général de Sonangol, Carlos Saturnino, avait critiqué avec virulence la gestion financière de l’ancienne dirigeante lors d’un point de presse.

« Nous avons pris nos fonctions le 16 novembre 2017, et sommes en mesure de prouver que l’ancien directeur financier a ordonné le transfert de 38 millions de dollars (28 millions d’euros) vers une société basée à Dubaï », a-t-il déclaré. Le transfert aurait été exécuté par l’établissement Banco BIC, une banque qui compte Isabel dos Santos parmi ses administrateurs.

À la tête de la Sonangol pendant 1 an

La fille de l’ancien président Jose Éduardo dos Santos avait été nommée à la tête de la Sonangol en novembre 2016, avant d’en être limogée un an plus tard par le nouveau président João Lourenço. Dès décembre, la nouvelle direction avait lancé un audit des comptes et vite découvert des transferts financiers suspects d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars. Carlos Saturnino n’est quant à lui pas un inconnu au sein de la maison, ayant lui-même été limogé de la compagnie pétrolière par Isabel dos Santos.

La lutte contre la corruption était l’un des thèmes de la campagne du nouveau président angolais, arrivé au pouvoir en août 2017. Il y a deux semaines, le Parlement a adopté une loi permettant aux citoyens et aux entreprises de rapatrier des capitaux frauduleusement placés à l’étranger sans être poursuivi jusqu’au mois d’août prochain.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte