Vie des partis

RDC : Ramazani Shadary, de l’Intérieur au secrétariat permanent du parti de Kabila

Emmanuel Ramazani Shadary le 23 février 2018 à Kinshasa. © Ministère congolais de l'Intérieur

Moins d'une semaine après son départ du ministère de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary a été désigné ce lundi au poste de secrétaire permanent du PPRD, parti du président congolais Joseph Kabila.

Commme JA le laissait entendre il y a cinq jours, Emmanuel Ramazani Shadary a été désigné, le lundi 26 février, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de Joseph Kabila. « Conduire notre formation politique aux élections, c’est la mission que le chef [Joseph Kabila] m’a assignée », a confié l’ex-vice Premier ministre de l’Intérieur quelques minutes seulement après sa nomination. Et il croit déjà dur comme fer en la capacité de son parti à « remporter les scrutins à venir à tous les niveaux ».

Kabila compte sur lui pour la survie du régime

Cet élu de Kambabare est réputé être un homme de terrain. Avant de gagner l’Assemblée nationale en 2006, Ramazani Shadary a évolué au sein de la territoriale dans la province de Maniema, dans l’est de la RDC. « Dans un contexte électoral, c’est une très grande marque de confiance de se voir confier les rênes du parti, commente un cadre du PPRD. Cela veut dire que Kabila compte sur lui pour la survie du régime. »

« Ramazani Shadary n’est pas une colombe »

Mais à quelques dix mois de la tenue – encore hypothétique – des élections présidentielle, législatives et provinciales, le climat reste tendu dans le pays. Des marches des chrétiens qui réclament depuis fin décembre l’application de l’accord politique de la Saint-Sylvestre, sont systématiquement réprimées dans le sang. Ce qui fait dire au caricature Thembo Muhindo Kash que la Majorité présidentielle (MP), coalition au pouvoir, voudrait « aller seule aux élections ».

Du côté de l’opposition, la désignation de Ramazani Shadary n’est « pas un bon signal ». « C’est connu de tout le monde qu’il n’est pas une colombe », explique Christophe Lutundula, l’un des vice-présidents du G7, regroupement politique qui soutient la candidature de Moïse Katumbi à la présidentielle. « Mais attendons de le voir à l’oeuvre avant de le juger », tempère-t-il.

Ramazani Shadary fait  partie de hauts responsables congolais sanctionnés par l’Union européenne pour « entraves au processus et violation des droits de l’homme ».

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