Sécurité

Libye : assassinat à Benghazi d’un journaliste critique envers les islamistes

| Par Jeune Afrique
Le journaliste libyen Meftah Bouzid, en décembre 2013.

Le journaliste libyen Meftah Bouzid, en décembre 2013. © Abdullah Doma/AFP

Meftah Bouzid, un journaliste libyen connu pour ses prises de position critiques envers les islamistes, a été tué par balles lundi à Benghazi.

Le journaliste libyen Meftah Bouzid a été abattu, lundi 26 mai, dans le centre de Benghazi, fief des groupes armés radicaux dans l’est de la Libye. Réputé pour ses critiques des groupes islamistes extrémistes lors de ses apparitions à la télévision libyenne, il était le rédacteur en chef du journal bi-hebdomadaire al-Burniq, lancé dans le sillage de la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

Récemment, Bouzid s’était déclaré ouvertement en faveur de la campagne "anti-terroriste" lancée par le général dissident Khalifa Haftar, qui a fait au moins 79 morts lors d’une offensive décriée par le gouvernement libyen. Selon un proche, ces prises de position lui auraient valu de nombreuses menaces.

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a exprimé la semaine dernière dans un communiqué sa "profonde inquiétude quand au sort des professionnels des médias qui continuent d’être la cible de graves agressions armées" en Libye, alors que le pays bascule dans l’anarchie et les violences.

Multiplication des assassinats

RSF a appelé "l’ensemble des parties civiles, militaires et politiques en Libye" à cesser toutes attaques à l’encontre des populations civiles et plus particulièrement des professionnels des médias, rappelant leur rôle "fondamental" au sein de la nouvelle Libye et dans "la construction d’un État viable et démocratique".

Depuis la révolution qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la région orientale de la Libye est le théâtre d’une série d’attaques et d’assassinats visant des militaires, des policiers, des juges, mais plus rarement des journalistes. En août 2013, Azzedine Koussad, présentateur à la télévision Libye al-Hurra ("Lybie libre", née en 2011), avait également été tué par balles. Un assassinat qui n’a toujours pas été revendiqué.

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