Dossier

Cet article est issu du dossier «Sénégal : retour sur la chute de Khalifa Sall»

Voir tout le sommaire
Justice

Sénégal : sept ans de prison ferme requis à l’encontre de Khalifa Sall

Khalifa Sall, député et maire de Dakar, lors de l'audience du 3 janvier au palais de justice de Dakar. © Clément Tardif pour Jeune Afrique

Le procureur de la République a requis sept ans de prison à l'encontre du député et maire de Dakar, ainsi qu'une amende de 5,49 milliards F CFA. Une peine similaire a été réclamée par le ministère public à l'encontre de Mbaye Touré, principal coprévenu de Khalifa Sall.

Le procureur de la République Serigne Bassirou Gueye a requis sept ans de prison ferme et une amende de 5,49 milliards F CFA (8,36 millions d’euros) contre Khalifa Sall pour les délits de « faux et usage de faux sur des documents administratifs », « association de malfaiteurs », « escroquerie portant sur les deniers publics », « détournement de deniers publics » et « blanchiment de capitaux ».


>>> A LIRE – Sénégal – Ouverture du procès de Khalifa Sall : ce que l’accusation reproche au maire de Dakar


Pour Mbaye Touré, directeur administratif et financier de la Ville de Dakar le parquet requiert également sept ans de prison ferme et une amende de 5,49 milliards F CFA. Il l’estime coupable de complicité de « faux et usage de faux en écritures de commerce », « faux et usage de faux sur des documents administratifs », « association de malfaiteurs », « escroquerie portant sur les deniers publics », « détournement de deniers publics » et « blanchiment de capitaux ».

Le procureur a demandé une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme pour Ibrahima Yatma Diao, chef de la Division financière et comptable, Amadou Mokhtar Diop, inspecteur des affaires administratives de la Ville de Dakar et Yaya Bodian, comptable de la Ville de Dakar, dont il demande la reconnaissance de culpabilité pour les délits de « faux et usage de faux en écritures de commerce », « faux et usage de faux sur des documents administratifs », « association de malfaiteurs », « complicité d’escroquerie portant sur les deniers publics », « complicité de détournement de deniers publics ».

Relaxe demandée pour les receveurs-percepteurs

Sur le cas de Fatou Traoré, assistante de Mbaye Touré, le procureur n’a retenu le délit de « complicité de faux et usage de faux en écritures de commerce ». « Cette pauvre dame n’a fait que fournir le cachet et l’entête de son Groupement d’intérêt économique – [GIE, type d’entreprise au Sénégal, NDLR]. Elle ne sait rien de ce qui s’est passé par la suite, tous les autres l’ont reconnu », a estimé le procureur. Il a demandé pour elle la peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis.

Le procureur a demandé la relaxe pour les receveurs percepteurs municipaux Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré, estimant qu’il n’y avait pas assez d’éléments pour prouver leur implication dans la commission de ces délits.


>>> A LIRE – Procès Khalifa Sall : la mairie de Dakar et l’État du Sénégal, deux béliers dans le même enclos


Ces réquisitions interviennent au seizième jour du procès dans l’affaire dite de la caisse d’avance. Il est reproché à Khalifa Sall et ses sept coprévenus d’avoir détourné 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d’euros). Les audiences doivent reprendre ce lundi 19 février avec les plaidoiries des avocats de la défense, qui auront jusqu’à mercredi pour déployer leurs arguments.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte