Justice

Afrique du Sud : Oscar Pistorius passe ses premiers examens psychiatriques

| Par Jeune Afrique
Oscar Pistorius arrive le 26 mai 2014 à l’hôpital psychiatrique de Weskoppies, à Pretoria.

Oscar Pistorius arrive le 26 mai 2014 à l'hôpital psychiatrique de Weskoppies, à Pretoria. © AFP

Suivant les instructions de la justice sud-africaine, Oscar Pistorius, poursuivi pour le meurtre de sa compagne en février 2013, s’est rendu lundi dans un hôpital de Pretoria pour passer une série d’examens psychiatriques.

C’est en tant que « patient externe » qu’Oscar Pistorius s’est présenté, le 26 mai, dans un établissement psychiatrique pour entamer une série d’examens ordonnés par le tribunal. Le champion paralympique sud-africain est arrivé le matin à l’hôpital public de Weskoppies, dans la périphérie de Pretoria, au bord d’une une berline noire aux vitres teintées.

Pour la première fois, l’athlète était seul, sans ses parents ou ses amis qui l’accompagnent habituellement au tribunal de Pretoria, où il est jugé depuis le 3 mars.

Pistorius, pénalement responsable ou non ?

La juge Thokozile Masipa a ordonné le 20 mai qu’Oscar Pistorius, 27 ans, soit soumis à une batterie de tests, afin de « vérifier si l’accusé, pour des raisons de santé ou d’infirmité mentale, était pénalement responsable au moment du crime pour lequel il est poursuivi, et s’il était capable d’apprécier la nature illicite de son acte ». Une psychiatre citée par la défense a en effet affirmé qu’il souffrait d’un trouble d’anxiété généralisé, affection qui se caractérise par un état d’inquiétude permanent et excessif.

Laissé en liberté sous caution jusqu’au jugement, Oscar Pistorius a échappé à l’internement. Il devra se rendre à l’hôpital de Weskoppies aux heures de bureau « sauf si l’équipe médicale en décide autrement », « pour une période ne devant pas excéder trente jours », selon l’arrêté de la juge. Si l’athlète est jugé irresponsable, le procès pourrait s’arrêter. Si les experts concluent à des facultés diminuées, cela pourrait lui valoir des circonstances atténuantes.

Passible de la prison à vie, soit vingt-cinq ans de réclusion incompressible, Oscar Pistorius plaide non coupable du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp. Il ne nie pas avoir tué la jeune femme, âgée de 29 ans, mais affirme avoir cédé à la panique, après avoir entendu un bruit suspect et cru à un cambriolage. Il a fait feu en direction de la porte des toilettes d’où venait le bruit, « sans savoir, dit-il, que Reeva s’y trouvait ».

>> Lire aussi Procès Pistorius : « Vous saviez qui était derrière la porte », affirme le procureur

Mais le procureur Gerrie Nel reste persuadé que Pistorius l’a abattue sciemment à la suite d’une de leurs nombreuses disputes, et qu’elle s’était réfugiée aux toilettes pour fuir sa colère. Le procès doit reprendre le 30 juin.

(Avec AFP)

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