Politique

Affaire Khalifa Sall : bisbille autour d’un virement « égaré » de 65 millions de francs CFA

Le maire de Dakar Khalifa Sall à l'Hôtel de Ville le 22 octobre 2014. © Sylvain CHERKAOUI/JA

En plein procès du maire de Dakar, Khalifa Sall, l’information ne manquait pas de sel. D’après le quotidien sénégalais Libération, les enquêteurs de l’Inspection générale d’État seraient à la recherche d’un virement de 65 millions de francs CFA « égarés » dans les comptes de la municipalité.

D’après l’article de Libération, l’affaire remonte au 13 septembre 2013, lors de la signature d’une convention de partenariat entre la mairie de Dakar et l’université Cheikh Anta Diop. Un partenariat qui doit notamment se traduire par un virement de 65 millions de francs CFA à effectuer en 2015 au profit du Jardin botanique de la faculté.

L’écho du procès de Khalifa Sall

Selon Libération, l’IGE aurait adressé un rapport au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, afin de le questionner sur l’opportunité d’enquêter autour de l’utilisation de ces 65 millions d’euros. Dans la foulée, le ministre aurait rétorqué aux limiers de l’IGE que la somme n’avait en réalité jamais atterri sur le compte de la faculté des Sciences et Techniques.

Une réponse d’autant plus déroutante que le virement, effectué via un compte de la Société générale des banques du Sénégal, s’accompagne de plusieurs documents justificatifs. En d’autres termes, les 65 millions de francs CFA se seraient tout bonnement volatilisés !

Publiée au 22e jour du procès de Khalifa Sall, l’information fait forcément écho aux accusations de « détournement de fonds publics » de la justice à l’encontre du maire de Dakar. Ce qui n’a pas manqué de provoquer une levée de boucliers chez les soutiens de l’élu : « L’auteur de l’article (…) participe à la conspiration politique dont est victime le Député-maire de la ville de Dakar Khalifa Ababacar Sall et confirme, si besoin en est, la théorie de la cabale politique », accuse la mairie de Dakar, dans un communiqué diffusé jeudi 14 février. 

« Une erreur de manipulation »

De fait, l’information n’est pas tout à fait complète. Le contenu d’une série de mails, auxquels Jeune Afrique à eu accès, fait état d’une « erreur de manipulation » de la part de la banque. Dans un mail daté du 24 juin 2016 – soit un an après le mandat de virement – la banque écrit avoir « viré par inadvertance sur le compte de ENEA [Ecole nationale d’économie appliquée, ndlr] » la somme de 65 millions de francs CFA. Une information corroborée par un avis de crédit publié le 27 décembre 2016, qui prouve le versement de l’argent sur le compte du Jardin botanique.

DR

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