Politique

Guinée équatoriale : la peine de mort requise contre 147 opposants

Teodoro Obiang Nguema, en juin 2011 lors d'une visite en Russie (archives). © Mikhail Metzel/AP/SIPA

Le procureur de la République de Guinée équatoriale a requis la peine de mort contre 147 militants du parti Citoyens pour l'Innovation (CI), selon leur avocat. Ils sont accusés de « sédition » et d'« attentats contre l'autorité ».

Ils sont 147 à se trouver depuis lundi 12 février sur le banc des accusés, devant le tribunal de grande instance de Mongomo, le fief de Teodoro Obiang Nguema. Les circonstances exactes de leurs arrestations n’est pas connue, mais tous ont été interpellé depuis les élections législatives de novembre dernier.

Ils répondent notamment des accusations de « sédition », « attentats contre l’autorité », « désordre public » ou encore « blessures graves ». « Le procureur a demandé la peine capitale contre tous les opposants », a déclaré à l’AFP ce mercredi Me Fabian Nsue, leur avocat.

Le CI dénonce des « tortures »

Le parti Citoyens pour l’Innovation (CI), dont sont membres les 147 accusés, a affirmé qu’une trentaine d’entre-eux n’étaient pas capables de se tenir debout lors des audiences qui ont démarré lundi, « en raison de la torture subie » au cours de leur détention à « Guantanamo », le surnom donné au commissariat central de Malabo.


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Début janvier, Ebbe Ela, un militant de CI est mort en détention. Le président équato-guinéen avait alors affirmé qu’il n’était « pas vrai » que ce militant était mort des suites de tortures infligées à « Guantanamo ».

Le procureur « veut cacher ou faire taire les atrocités et la brutalité des crimes de torture », accuse le CI dans un communiqué, affirmant par ailleurs son intention d’aller « devant les tribunaux internationaux et la CPI pour crimes contre l’humanité ».

Les autorités équato-guinéennes, contactées par l’Agence France-Presse, n’ont pas souhaité s’exprimer sur ce procès en cours.

Fin décembre, Malabo a affirmé avoir déjoué un coup d’État visant Teodoro Obiang Nguema. Plusieurs mercenaires avaient alors été arrêtés dans ce que les autorités ont qualifié d' »acte de terrorisme international ».

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