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ONU, UA, UE et États-Unis dénoncent des « entraves aux libertés » au Burundi

| Par Jeune Afrique
Pierre Nkurunziza, président du Burundi, le 2 avril 2014 à Bruxelles.

Pierre Nkurunziza, président du Burundi, le 2 avril 2014 à Bruxelles. © AFP

Dans un communiqué rendu public mardi, des envoyés spéciaux internationaux pour la région des Grands Lacs ont dénoncé les « entraves aux libertés » et aux activités de l’opposition au Burundi, à la veille des échéances électorales prévues en 2015.

Au lendemain de leur rencontre du weekend avec le président burundais, Pierre Nkurunziza, à Bujumbura, quatre envoyés spéciaux pour la région des Grands Lacs ont dénoncé, le 3 juin dans un communiqué commun, les « entraves aux libertés » et aux activités de l’opposition dans ce pays qui s’apprête à organiser des élections en 2015.

Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU, Boubacar Diarra, représentant spécial de l’Union africaine (UA), Koen Vervaeke, coordinateur spécial de l’Union européenne et Russ Feingold, envoyé spécial américain, se sont dit « très préoccupés par les restrictions de l’espace politique et des libertés civiles qui entravent les activités de l’opposition, de la société civile et des médias » au Burundi.

« Les médias et la société civile doivent être libres »

Les diplomates ont dénoncé « des mesures visant à entraver le processus électoral et empêcher la pleine participation de toutes les parties prenantes », qui risquent de remettre en cause « les progrès » ayant permis au pays de « surmonter une histoire faite de conflits ». « À l’approche des élections, les médias et la société civile doivent être libres de parler et de se prononcer sur l’ensemble du processus électoral », ont-ils souligné, rappelant que « tous les partis et acteurs politiques doivent avoir une chance égale de participer au processus ».

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« Tout effort visant à empêcher les réunions, à intimider les participants ou à fragiliser l’action de l’opposition met en péril le processus électoral et va à l’encontre de l’engagement exprimé par le gouvernement burundais pour la démocratie », ont poursuivi les diplomates.

Le précédent scrutin de 2010 avait été boycotté par la quasi-totalité des partis politiques, à l’exception du CNDD-FDD, parti présidentiel majoritairement hutu, et de l’Uprona, principal parti tutsi. Mais le récent retrait de l’Uprona du gouvernement a plongé le pays dans une crise politique et fait craindre une résurgence des tensions ethniques à l’approche du scrutin de 2015, lors duquel le président Nkurunziza a l’intention de briguer un troisième mandat, bien que, théoriquement, la Constitution l’en empêche. Pour l’instant…

(Avec AFP)

 

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