Politique

Le roi du Maroc Mohamed VI en visite officielle à Tunis

Le roi du Maroc Mohamed VI est arrivé vendredi à Tunis pour une visite officielle de trois jours, la première depuis la révolution de 2011, à l’invitation du président tunisien Moncef Marzouki, a constaté un photographe de l’AFP.

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Mis à jour le 31 mai 2014 à 12:15

Le roi du Maroc Mohamed VI (g) et le président tunisien Moncef Marzouki le 30 mai 2014 à Tunis. © AFP

Accompagné de onze ministres, de quatre conseillers royaux et du prince héritier Moulay El Hassen, le roi a été accueilli à l’aéroport présidentiel de l’Aouina, près de Tunis, par M. Marzouki. Une délégation de 90 hommes d’affaires accompagne également Mohamed VI dans cette première visite officielle depuis le Printemps arabe et le renversement du régime du président Ben Ali en janvier 2011.

Le président Marzouki et le roi marocain ont par la suite présidé, au palais de Carthage, à la signature d’une vingtaine d’accords intéressant les secteurs public et privé. Le roi Mohamed VI doit rencontrer samedi à 14H00 GMT le chef du gouvernement, Mehdi Jomaa, à Gammarth, dans la banlieue nord de Tunis, avant de prononcer un discours à l’Assemblée nationale constituante (ANC) à 15H30 GMT, a-t-on appris auprès des services du Premier ministre. Selon la même source, le souverain marocain se rendra dimanche au cimetière des martyrs de Sijoumi, près de Tunis.

Dans la foulée du Printemps arabe, le Maroc a également été touché par des manifestations, le conduisant à adopter durant l’été 2011 –sur initiative royale et par référendum– une nouvelle Constitution renforçant certains pouvoirs du gouvernement, sans remettre en cause la prééminence de la monarchie, et accordant une série de droits nouveaux, comme la reconnaissance de la langue amazighe.

A peine élu, le président tunisien Marzouki s’était rendu début 2012 au Maroc, un pays qu’il connaît bien pour y avoir vécu, mais il n’était pas parvenu à remettre sur les rails le processus de l’Union du Maghreb arabe (UMA) qui regroupe cinq pays (Algérie, Libye, Mauritanie, Maroc, Tunisie).

Depuis son lancement en 1989, l’UMA est entravée par les profonds désaccords entre le Maroc et l’Algérie, en particulier sur la question du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole contrôlée par Rabat mais revendiquée par des indépendantistes (Front Polisario) soutenus par Alger.