Défense

Armement : l’Égypte de Sissi offre à la France un contrat de 1 milliard d’euros

Des corvettes de type Gowind. © DR

Alors que la victoire d'Abdel Fattah al-Sissi à la présidentielle égyptienne a été officiellement proclamée mardi, les relations avec la France semblent au beau fixe. Le constructeur naval français DCNS vient de signer pour 1 milliard d'euros de contrat avec la marine égyptienne.

Mis à jour à 13 heures

Élu à plus de 96% lors de la présidentielle égyptienne, Abdel Fattah al-Sissi, que certains affirment plus autoritaire que son prédécesseur Hosni Moubarak, est pour le moment dans un très bon état d’esprit vis-à-vis de la France. Et l’armée égyptienne figure parmi les bons clients de l’industrie militaire française. Selon une source proche du dossier, qui s’est confié, mercredi 4 juin, à l’AFP, le constructeur naval DCNS a ainsi signé un contrat pour fournir quatre corvettes Gowind à la marine du pays, avec une option sur deux supplémentaires. Le contrat a été signé "il n’y a pas longtemps", a-t-elle précisé.

Toujours selon la même source, un navire sera construit sur le site du groupe français à Lorient, dans l’ouest de la France, tandis que les trois autres seront fabriqués à Alexandrie, dans le cadre d’un transfert de technologies. Selon latribune.fr, le contrat est estimé à 1 milliard d’euros et cette acquisition aurait été décidée directement par Abdel Fattah al-Sissi lui-même. Celui-ci aurait imposé son choix face aux offres proposées par les chantiers allemand ThyssenKrupp Marine Systems et néerlandais Damen.

Les autorités françaises sont ravies. Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, n’a même pas attendu la proclamation officielle des résultats de la présidentielle, pour déclarer, vendredi 30 mai, que Paris souhaitait à l’ancien chef des armées égyptiennes "du succès dans l’accomplissement de sa haute mission".

Les navires français pourraient ensuite être armés de missiles surface-air VL Mica et mer-mer Exocet produits par MBDA, une coentreprise du britannique BAE Systems, de l’européen Airbus Group et de l’italien Finmeccanica, ajoute latribune.fr. Le missilier européen serait également en négociations avec l’armée égyptienne au sujet d’installations de tir pour un montant de 50 millions d’euros environ et il devrait proposer un lot de missiles évalué entre 300 et 400 millions d’euros.

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Par Mathieu OLIVIER

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