Politique

Burkina Faso : un nouveau gouvernement, toujours dirigé par Paul Kaba Thieba

Paul Kaba Thieba, Premier ministre du Burkina Faso, dans son bureau à Ouagadougou. © Sophie Garcia/ Hans Lucas pour JA

Roch Marc Christian Kaboré a procédé à un remaniement ministériel mercredi 31 janvier. Le président burkinabè a renouvelé sa confiance à Paul Kaba Thieba au poste de Premier ministre. Il dirigera un gouvernement de 33 membres, pour la plupart déjà présents dans la précédente équipe gouvernementale.

Ces derniers jours, la rumeur ouagalaise l’annonçait sur le départ. Il a finalement été maintenu à son poste. Unique Premier ministre de Roch Marc Christian Kaboré depuis le 6 janvier 2016, Paul Kaba Thieba a conservé son rôle de chef d’orchestre gouvernemental à l’issue du remaniement ministériel annoncé mercredi 31 janvier.

Cet ex-cadre de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), au profil davantage « techno » que politique, s’est notamment attiré les faveurs du président grâce à la conception du Plan national de développement économique et social (PNDES) qu’il supervise directement.

Simon Compaoré perd la Sécurité

Pour le reste, peu de changements. Comme attendu, Simon Compaoré quitte le ministère de la Sécurité pour un poste taillé sur mesure de « Ministre d’État auprès de la présidence du Faso ». Vieux compagnon de route du chef de l’État, le président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti présidentiel, était de plus en plus critiqué à la tête de son précédent ministère alors que le Burkina fait face à une menace sécuritaire sans précédent.

Il est remplacé à la tête de ce ministère stratégique par Clément Sawadogo, jusqu’à présent en charge de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale. Secrétaire général du MPP, il était notamment présent à l’hôtel Splendid durant l’attentat du 15 janvier 2016.

Les cadres maintenus

Les autres ministres de premier plan, eux, restent en place : Jean-Claude Bouda conserve le ministère de la Défense, Alpha Barry celui des Affaires étrangères, René Bagoro celui de la Justice, ou encore Rosine Coulibaly celui de l’Économie et des finances. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Rémis Dandjinou, conserve également en poste.

En tout, neuf « nouveaux » font leur entrée dans ce gouvernement Paul Kaba Thieba III. Le constitutionnaliste Seyni Ouédraogo aura la délicate tâche de gérer la fronde sociale ambiante à la tête du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Abdoul Karim Sango, juriste et professeur de droit, récupère le ministère de la Culture. Paul Robert Tiendrébéogo hérite de son côté d’un nouveau ministère, celui de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur.

Parmi ces nouveaux entrants, une seule femme : Hélène Marie Laurence Ilboudo, qui remplace Laure Zongo au ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille. Plus largement, ce gouvernement se distingue par son manque de parité, avec seulement 6 femmes contre 27 hommes.

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