Sécurité

Mondial 2014 au Brésil : une fiesta au goût amer

L'Arena Corinthians à Sao Paulo est devnue le symbole de la course contre la montre du Brésil.

L'Arena Corinthians à Sao Paulo est devnue le symbole de la course contre la montre du Brésil. © AFP

Quelques stades n’ont pas été livrés dans les temps, certaines infrastructures de transport non plus. Et le gentil organisateur a dépensé plus que prévu. L’ambiance des préparatifs de ce Mondial de football au Brésil n’a pas été à la fête…

Comparé aux préparatifs de la Coupe du monde brésilienne, ceux de l’édition sud-africaine de 2010 ressemblent finalement à une réelle partie de plaisir. Il y a un peu plus de quatre ans, pas grand-monde ne dissimulait ses inquiétudes à l’approche d’un rendez-vous organisé dans un des pays les plus criminogènes de la planète et dont la capacité à accueillir un évènement de cette ampleur soulevait d’inévitables interrogations.

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Aujourd’hui, le Brésil s’apprête à recevoir 31 sélections et plus de 600 000 visiteurs dans un climat enfiévré. Et pas seulement à cause de la fronde sociale de plus en plus explosive, qui n’était déjà pas passée inaperçue, en 2013, lors de la Coupe des confédérations.

Facture salée

Dans un pays où les inégalités se creusent, la facture présentée aux contribuables a du mal à passer. Le Brésilien a beau être fou de football, les sommes dépensées pour construire ou moderniser les infrastructures sont jugées exorbitantes, alors que les budgets de la santé ou de l’éducation diminuent. En effet, 11 milliards d’euros ont été officiellement dépensés pour l’organisation du tournoi, soit plus du double de ce qui avait été prévu. Et ce montant pourrait être en deçà de la réalité.

Les sommes dépensées pour construire ou moderniser les infrastructures sont jugées exorbitantes.

Sur les 12 stades retenus pour accueillir la compétition, 5 ont été rénovés (Belo-Horizonte, Curitiba, Fortaleza, Porto-Allègre, Rio-de-Janeiro), les 7 autres (Brasilia, Natal, Recife, Salvador, São-Paulo, Cuiaba et Manaus) ayant été construits ou reconstruits. Mais tous n’ont pas été livrés à la date butoir du 31 décembre 2013, fixée par la Fédération internationale de football association (Fifa), un retard qui a prodigieusement contrarié Sepp Blatter.

La modernisation de plusieurs aéroports (Belo Horizonte, Rio, Cuiaba) ne sera pas non plus achevée dans les temps, ce qui pourrait provoquer quelques désagréments pendant la compétition. Les liaisons ferroviaires ne sont pas réputées pour leur qualité, surtout depuis l’enterrement, en première classe, de la ligne TGV Rio – São-Paulo. Les transports urbains sont défaillants. Sans parler des questions de sécurité, dans ce pays violent. Une réalité qui a poussé le gouvernement à mobiliser 150 000 policiers et gendarmes, qui ne se singularisent pas toujours par leur finesse.
 

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