Politique

Fifa : Mondial 2022 au Qatar, candidature de Blatter… un congrès sous tension

| Par Jeune Afrique
Le président de la Fifa, Joseph Blatter, le 10 juin 2014 à Sao Paulo.

Le président de la Fifa, Joseph Blatter, le 10 juin 2014 à Sao Paulo. © AFP

La Fifa abordera mercredi, à Sao Paulo, les accusations de corruption qui visent l’attribution du Mondial 2022 au Qatar. Joseph Blatter, à la tête de la Fifa depuis 1998, doit également se prononcer sur la question d’une éventuelle candidature à un cinquième mandat.

Réunie en congrès à Sao Paulo depuis mardi, la Fifa (Fédération internationale de football association) abordera mercredi 11 juin les accusations de corruption autour du Mondial 2022 au Qatar.

« Nous discuterons (mercredi) s’il y a des problèmes, (ce soir) place à une ambiance festive », a indiqué le patron du foot mondial dans son discours mardi.

Un enquêteur de la Fifa, Michael J. Garcia, ancien procureur fédéral de New York, doit intervenir mercredi pour « faire le point » sur les activités du comité d’éthique indépendant, mais ne dévoilera pas ses conclusions. Il a achevé lundi sa phase d’investigation, mais se donne encore six semaines pour remettre son rapport à la chambre de jugement du comité d’éthique indépendant de la Fifa.

>> Lire aussi : Qui sont les principaux dirigeants du foot africain accusés de corruption ?

Les accusations de corruption qui visent l’attribution du Mondial 2022 au Qatar minent la Fifa et ses partenaires, dont les principaux (Adidas, Sony, Visa, Coca Cola et Huyndai) ont notamment souhaité que toute la lumière soit faite sur ces allégations de corruption qu’ils estiment néfastes pour leur image.

Joseph Blatter, 78 ans, à la tête de la Fifa depuis 1998, n’a pas non plus abordé la question d’une éventuelle candidature à un cinquième mandat. Il devrait le faire mercredi.

Quelques heures plus tôt, il avait essuyé une attaque sans concession devant l’assemblée de l’UEFA, alors que les cinq autres confédérations qui composent la Fifa lui avaient jusque-là apporté leur soutien.

>> Lire aussi : Le président de l’UEFA, Michel Platini, impliqué lui aussi ?

Le président de la Fédération néerlandaise de football, Michael Van Praag, a demandé publiquement à M. Blatter de ne pas se représenter en 2015. « J’ai dit au micro: ‘je vous aime beaucoup, vous connaissez ma femme (rires), n’y voyez rien de personnel, mais la réputation de la Fifa est aujourd’hui indissociable de la corruption, la Fifa a un président, vous êtes responsable, vous ne devriez pas vous représenter, ce n’est pas bon pour la Fifa’ », a-t-il confié.

« Montrer l’unité au sein de la Fifa et confirmer cette unité, c’est la meilleure façon de répondre à tous les destructeurs qui veulent détruire l’institution », avait déclaré lundi Blatter devant les membres de la Confédération asiatique (AFC), dont fait partie le Qatar.

Dans des discussions séparées avec les représentants de la Confédération africaine (CAF), Joseph Blatter avait estimé que les critiques visant le Qatar et la façon dont il aurait obtenu l’organisation de la Coupe du monde 2022 étaient motivées par « le racisme ».

>> Lire aussi : L’Ivoirien Jacques Anouma répond au « Sunday Times »

(Avec AFP)

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