Politique

Offensive de l’EIIL en Irak : Obama n’exclut aucune option, excepté l’envoi de troupes au sol

| Par Jeune Afrique
Barack Obama sur une base américaine en Afghanistan, le 25 mai.

Barack Obama sur une base américaine en Afghanistan, le 25 mai. © AFP

Le président américain Barack Obama a rencontré, mercredi, les dirigeants du Congrès américain dans le cadre de ses consultations sur la situation en Irak. Il n’exclut aucune option, à l’exception de l’envoi de troupes au sol.

La situation en Irak, confronté à une offensive de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), est au centre des préoccupations du président américain, Barack Obama.

Bagdad a officiellement demandé aux États-Unis de mener des frappes aériennes pour contrer l’avancée des jihadistes, qui ont pris d’assaut mercredi la principale raffinerie du pays.

Selon le secrétaire d’État américain John Kerry, dans un entretien à la chaîne NBC, aucune option n’a été écartée, rejetant l’hypothèse, avancée par certains médias, selon laquelle la Maison Blanche aurait renoncé, au moins à court terme, à des frappes aériennes.

Selon un autre responsable américain, le président américain n’a pas pris de décision.

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L’EIIL, une menace pour les États-Unis

« La seule chose que le président a exclu est de renvoyer des troupes américaines au combat en Irak mais il continue à examiner d’autres options », a expliqué Jay Carney, porte-parole de l’exécutif américain,

« L’objectif ultime est d’éviter que des zones entières de l’Irak, de la région, ne deviennent un refuge pour les extrémistes de l’EIIL qui pourraient, à terme, représenter une menace pour les États-Unis », a-t-il ajouté.

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Interrogé sur la nécessité d’obtenir l’autorisation du Congrès avant de lancer d’éventuelles frappes aériennes comme lorsque des frappes en Syrie avaient été envisagées, M. Carney a insisté sur le fait que la situation était sensiblement différente.

« Le gouvernement irakien a demandé de l’aide, c’est incontestablement une différence qu’il faut relever », a-t-il indiqué.

Le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, a expliqué que les responsables militaires américains travaillaient pour proposer différentes options au président tout en soulignant la nécessité d’obtenir des renseignements fiables face à la rapidité des mouvements sur le terrain.

« Ce n’est pas aussi facile que de regarder une vidéo d’un convoi sur un iPhone et d’immédiatement attaquer », a-t-il souligné, donnant l’exemple d’une base militaire près de Mossoul qui a changé de mains deux fois en 36 heures.

Le marché mondial du pétrole sous surveillance

Le département d’État a souligné de son côté que l’attaque par les jihadistes de la raffinerie de Baïji, à 200 km au nord de Bagdad, n’avait que peu d’effets sur les exportations de brut de Bagdad, qui devrait en revanche être contraint d’importer temporairement des produits raffinés.

Jennifer Psaki, porte-parole du département d’État, a toutefois précisé que son gouvernement surveillait en permanence le marché mondial de l’offre et de la demande de pétrole.

L’ancien vice-président américain Dick Cheney, qui fut l’un des plus ardents partisans de l’invasion américaine en Irak en 2003, a lancé une virulente attaque contre le président, dénonçant l’écroulement de la doctrine Obama.

« M. Obama nous a dit un nombre incalculable de fois qu’il ‘mettait fin’ aux guerres en Irak et en Afghanistan, comme s’il suffisait d’espérer. Sa rhétorique s’est désormais fracassée à la réalité », a-t-il écrit dans le Wall Street Journal.

« L’Irak risque de tomber aux mains d’un groupe radical islamiste terroriste, et M. Obama parle du changement climatique, a-t-il ironisé. Des terroristes ont pris le contrôle de plus de territoires et de ressources que jamais auparavant dans l’histoire, et il joue au golf. »

(Avec AFP)

 

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