Politique

Centrafrique – Ahmad Allam-Mi : « La Ceeac ne remet pas en cause la légitimité de Samba-Panza »

Ahmad, alors ministre tchadien, en 2008 à Bruxelles. © AFP

La communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) a tenu une réunion informelle sur la situation en Centrafrique en marge du sommet de l'Union africaine qui se tient à Malabo (Guinée équatoriale). Le secrétaire général de l'organisation, le Tchadien Ahmad Allam-Mi, en détaille les principales mesures.

Mis à jour à 17 heures 10

Jeune Afrique : Quelles ont été les décisions prises à l’issue de cette réunion ?

Ahmad Allam-Mi : Le secrétariat général de la CEEAC, la médiation congolaise et les autres partenaires doivent s’assurer que la transition dirigée par la présidente Catherine Samba-Panza ne soit pas victime des anti-balaka ou des ex-Séléka. Ensuite, il est urgent d’avoir un dialogue entre toutes les parties pour aboutir à une cessation des hostilités.  Enfin, nous avons redonné mission à la Misca de s’opposer et de désarmer les groupes déstabilisateurs.

A-t-on demandé à Catherine Samba-Panza de prendre des orientations particulières  l’ouverture du gouvernement aux différentes régions ? ?

Oui, mais elle s’y emploie. Nous avons surtout l’intention d’organiser un forum entre toutes les parties prenantes. Ce sera à ce forum de décider.
La Ceeac demande aux Centrafricains de se réunir pour créer un gouvernement d’union national sacré derrière leur présidente.

Toutefois, nous n’avons rien imposer. Tout a été fait dans le respect de la souveraineté de la Centrafrique. La solution doit être centrafricaine, nous ne venons qu’en soutien.

La RCA a tout de même des comptes à rendre à ses partenaires extérieurs…

Mais nous avons tous des comptes à rendre. La communauté internationale a les mêmes obligations que Madame Samba-Panza et son gouvernement, à savoir ramener la paix. Contrairement à toutes les rumeurs qui ont circulé, le secrétariat général de la Ceeac n’a pas l’intention de remettre en cause la légitimité de Samba-Panza. Elle représente la transition centrafricaine et doit être soutenue jusqu’au bout pour stabiliser le paix.

Va-t-on imposer à Catherine Samba-Panza de nommer deux vice-Premiers ministres ?

C’est une des idées proposées parmi d’autres. Certains disent même qu’il faut un Premier ministre issu de la Séléka. Je ne sais pas si elle va retenir cette idée.

 

>> Lire aussi : Trois mois mois après l’élection de Catherine Samba-Panza, où en est la Centrafrique ? (mai 2014)

Propos recueillis à Malabo par Vincent Duhem
 

 

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