Politique

Libye : la fin de la crise pétrolière officiellement annoncée par le gouvernement et les rebelles

Torchère près de la raffinerie de pétrole de Zawiya, à 40 km à l'ouest de Tripoli. © AFP

Après avoir pris le contrôle de deux ports encore bloqués par les rebelles dans l'est de la Libye, le chef du gouvernement intérimaire, Abdallah el-Thinni, a annoncé mercredi soir la fin de la crise pétrolière en Libye.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec Abdallah el-Thinni à Ras Lanouf, mercredi 2 juillet, le chef des rebelles, Ibrahim Al-Jadhran, a annoncé le déblocage des terminaux de Ras Lanouf (200 000 b/j) et al-Sedra (350 000 b/j).

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"Aujourd’hui, nous avons pris le contrôle des ports de Ras Lanouf et al-Sedra. La crise pétrolière est ainsi finie", a déclaré de son côté Abdallah Al-Theni.

Le blocage des deux autres ports, Al-Hariga (110 000 b/j) et Zwitina (100 000 b/j) avait été levé en avril.

Cette décision de levée totale du blocage intervient en application d’un accord conclu le 6 avril avec le gouvernement, a précisé Ibrahim Al-Jadhran, ajoutant qu’il s’agissait d’un geste de bonne intention envers le nouveau Parlement élu la semaine passée et qui doit entrer en fonction dans deux semaines.

Le blocage des ports de l’Est libyen remonte au mois de juillet 2013 et était le fait des gardes des installations pétrolières, partisans de l’autonomie. Ils empêchaient toute exportation de brut et ont provoqué une chute de la production à 250 000 barils par jour, voire moins, contre près de 1,5 million b/j en temps normal.

Le porte-parole du gouvernement Ahmed Lamine, a toutefois précisé que les exportations ne pourraient pas reprendre dans l’immédiat, pour des raisons techniques.

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Le gouvernement et les rebelles s’étaient donné en avril un délai de deux à quatre semaines pour trouver un accord final permettant la levée du blocage à Ras Lanouf et al-Sedra. Mais ce délai avait expiré sans que rien ne soit fait, en raison notamment de la crise politique qu’a connue le pays durant les dernières semaines.

Les autonomistes avaient, dans un premier temps, justifié le blocage des terminaux en accusant le gouvernement de corruption, avant d’afficher leurs véritables intentions en réclamant l’autonomie de la Cyrénaïque et en annonçant la mise en place d’un gouvernement local, ainsi que d’une banque et d’une compagnie de pétrole.

(Avec AFP)

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