Pétrole & Gaz

Congo – Pétrole : Brazzaville veut rejoindre l’OPEP

Un employé sur une raffinerie à Pointe Noire, en février 2011 (archives JA). © Antonin Borgeaud pour JA

La République du Congo a déposé une demande d'adhésion à l'Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP), dans un contexte où l'économie congolaise est durement touchée par les conséquences du contre-choc pétrolier depuis la fin 2014.

Le Congo-Brazzaville souhaite devenir membre du cartel pétrolier afin « de placer notre pays au rang des leaders mondiaux, porteurs de propositions dans les négociations internationales », selon un communiqué de la présidence. Soutenu dans ses démarches par l’Arabie Saoudite, dont le ministre des Affaires étrangères a effectué une visite à Brazzaville le 8 janvier 2018, cette adhésion du Congo à l’OPEP permettrait au pays « de se donner les moyens de prendre sa place dans la définition des politiques et la prise de décision au sein de cette organisation ».

Si cette candidature est acceptée par les pays membre de l’organisation, le Congo serait le septième pays africain à rejoindre l’OPEP, après notamment le Gabon en 2016 et la Guinée Équatoriale en 2017.

Recession

Durement touché par la baisse du prix du pétrole, l’économie congolaise est entrée en récession en 2016, avec un recul de 2,8 % selon la Banque de France, tandis que le déficit public a progressé à près de 20,5 % du PIB.

Le FMI a effectué une mission du 5 au 20 décembre en République du Congo, conditionnant un éventuel programme de soutien financier à « des réformes fortes et immédiates en matière de gouvernance ».

Estimée à 296 000 barils par jour en 2016, la production pétrolière a progressé à 345 000 b/j en 2017, avec la mise en production du projet Moho Nord, selon l’EIA, l’agence américaine d’information sur l’énergie.

La Banque de France note cependant que la production pétrolière a souffert de l’arrivée à maturité de plusieurs champs ces dernières années avec, par exemple, le retrait de Total du champs de Pointe-Noire Grands Fonds en juin 2016 faute d’une rentabilité suffisante.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Fermer

Je me connecte