Droits de l’homme

Arabie saoudite : 15 ans de prison pour un avocat défenseur des droits de l’homme

| Par Jeune Afrique
Le militant des droits de l'homme Walid Aboulkheir est détenu depuis le 16 avril.

Le militant des droits de l'homme Walid Aboulkheir est détenu depuis le 16 avril. © twitter.com/abualkhir

Poursuivi pour différentes atteintes aux autorités d’Arabie saoudite, le militant des droits de l’homme et avocat Walid Aboulkheir a été condamné à 15 ans de prison ferme. Ses proches dénoncent une instrumentalisation de la justice vouée à faire taire les critiques envers le régime de Riyad.

En Arabie saoudite, la défense des droits de l’homme n’est vraiment pas une sinécure, comme le montre une nouvelle fois l’exemple de l’avocat Walid Aboulkheir. Déjà condamné en octobre à trois mois de prison pour insulte à la justice et pour avoir signé une pétition critiquant les autorités de Ryad, puis arrêté pour avoir organisé une réunion non-autorisée de militants pro-réformes, le militant vient d’être condamné à 15 ans de prison, à autant d’années d’interdiction de voyage et à 200 000 riyals (54 000 dollars environ) d’amende, selon son épouse Samar Badawi.

"Walid ne reconnaît pas la légitimité de cette juridiction, il refuse de reconnaître son jugement et n’a pas l’intention de faire appel, comme l’y autorise la loi", explique-t-elle. Détenu depuis le 16 avril, Walid Aboulkheir a été jugé pour une longue série d’accusations dont atteinte au régime et aux responsables, incitation de l’opinion publique contre les autorités et atteinte aux autorités judiciaires. Il était également poursuivi pour la mise en place d’une organisation non autorisée : l’Observatoire des droits de l’Homme en Arabie saoudite.

"Prisonnier de conscience", selon Amnesty

Selon son épouse, il avait pourtant fait une demande aux autorités pour fonder cet observatoire, mais n’avait jamais reçu de réponse. Amnesty International a réclamé la libération immédiate d’Aboulkheir, affirmant qu’il était puni pour son travail protégeant et défendant les droits de l’Homme.

"C’est un prisonnier de conscience et il doit être relâché immédiatement et sans conditions", avait souligné le 17 avril Said Boumedouha, directeur adjoint du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

(Avec AFP)
 

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