Politique

Soudan du Sud : le nombre de décès est « alarmant » dans le camp de l’ONU

Le camp de réfugiés de Bentiu, au Soudan du Sud, le 23 avril 2014.

Le camp de réfugiés de Bentiu, au Soudan du Sud, le 23 avril 2014. © AFP

La situation humanitaire s’aggrave encore au Soudan du Sud. L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a fait état vendredi d’un nombre « alarmant » de décès dans un camp de l’ONU surpeuplé et trop peu équipé.

Maladies et malnutrition provoquent un nombre "alarmant" de décès dans un camp de l’ONU où s’entassent des déplacés fuyant les combats au Soudan du Sud, a alerté, vendredi 20 juin, l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

>> Lire aussi : "Soudan du Sud : six mois de guerre, et la crise s’aggrave"

"Trois enfants âgés de moins de cinq ans meurent chaque jour" dans le camp de Bentiu, capitale de l’État pétrolier d’Unité, dansle Nord, l’une des régions les plus durement frappées par plus de six mois de guerre civile, a indiqué MSF dans un communiqué. "Cela devient rapidement catastrophique", a souligné Nora Echaibi, qui dirige l’hôpital de MSF dans le camp de Bentiu.

Une latrine pour 240 personnes

L’ONU avait annoncé, jeudi 19 juin, que sa mission au Soudan du Sud, la Minuss, accueillait dans ses bases quelque 95 000 réfugiés, un chiffre record depuis le début du conflit en décembre 2013. Selon les Nations unies, près de 38 000 personnes sont réfugiées dans le camp de Bentiu.

"Des maladies qui pourraient être prévenues et une malnutrition aiguë sévère provoquent un nombre alarmant de décès", a souligné MSF, ajoutant que des pluies torrentielles avaient inondé une large partie du camp. "La plupart des décès sont dus à des cas de diarrhée aiguë, de pneumonie et de malnutrition qui sont liés aux difficiles conditions" de vie dans le camp, a expliqué l’ONG.

Les réfugiés se retrouvent obligés de boire dans des flaques d’eau qui sont souvent contaminées par des excréments humains.

Ce camp ne dispose que d’une latrine pour plus de 240 personnes, et les réfugiés "se retrouvent obligés de boire dans des flaques d’eau qui sont souvent contaminées par des excréments humains", a-t-elle précisé.

Selon la Minuss, la plupart des nouvelles installations construites par l’ONU pour accueillir l’afflux de civils dans ses bases sont désormais terminées ou en passe de l’être. La guerre qui déchire le plus jeune État du monde, et l’un des plus pauvres, a fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts, et a forcé plus de 1,5 million de personnes à fuir leur foyer.

(Avec AFP)
 

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