Politique

Côte d’Ivoire – Avions présidentiels : Alassane Dramane Ouattara est dans tous les détails

Indispensable attribut du pouvoir ou plaisir dispendieux, l’avion présidentiel est un objet mythique. De Bouteflika à Biya en passant par Déby Itno, les dirigeants africains ne s’en privent pas plus que les autres.

Mis à jour le 3 juillet 2014 à 13:11

Dès son accession au pouvoir en 2011, Alassane Dramane Ouattara (ADO) annonce vouloir reconstituer la flotte présidentielle, composée essentiellement de Grumman, ces petits douze-places également utilisés par le Premier ministre. Pour mémoire, le Fokker 100 de Laurent Gbagbo qui transportait alors son Premier ministre, Guillaume Soro, avait été la cible de tirs de roquette sur l’aéroport de Bouaké en 2007.

En 2011, l’État acquiert un Boeing 727, et ADO exprimerait le souhait d’en disposer d’un second. Une délégation de la firme américaine se serait rendue à Abidjan il y a deux semaines. L’organisation des déplacements présidentiels à l’étranger dépend de leur nature – visite privée, rencontre officielle ou voyage professionnel. Le chef de l’État lui-même joue les hommes "orchestre" et valide chacun des noms de la délégation.

"Il est méticuleux sur ces questions. La cellule protocole, dirigée par le directeur de cabinet Marcel Amon Tanoh, constitue l’une des chevilles ouvrières des voyages à l’étranger. Ce dernier harmonise tout avec Amadou Gon Coulibaly, le secrétaire général de la présidence. Téné Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles et frère d’ADO, ou Lacina Ouattara ("Lass RDR"), chargé de mission à la présidence, gèrent les détails et tous les aspects liés au budget", confie un membre du staff.

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