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Cet article est issu du dossier «Côte d'Ivoire : Amadou Gon Coulibaly, prétendant à la présidentielle de 2020 ?»

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Politique

Côte d’Ivoire : les conditions du départ du directeur de cabinet d’Amadou Gon Coulibaly font débat

Philippe Serey-Eiffel, lorsqu'il était directeur de cabinet du Premier ministre de Côte d'Ivoire, Amadou Gon Coulibaly. © DR / Primatuve Côte d'Ivoire

Le départ de Philippe Serey-Eiffel de son poste de directeur de cabinet du Premier ministre, mercredi 6 décembre, a créé la surprise. Très proche d’Amadou Gon Coulibaly, ce Franco-Ivoirien de 64 ans, qui avait rang ministériel et assistait ainsi au conseil des ministres, était l’une des pièces maîtresses de l’exécutif.

Conseiller du président de la République dès l’accession au pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara (ADO), en 2011, puis secrétaire général délégué de la présidence de 2011 à 2017, il suivait de très près les dossiers économiques et financiers. Mais cet homme dur en négociation, craint par beaucoup, agaçait certains partenaires, dont la France. Paris estimait notamment qu’il avait compliqué les négociations sur le financement du métro d’Abidjan – un projet gigantesque de 1,4 milliard d’euros, financé par un prêt de la France et inauguré par ADO et Emmanuel Macron le 30 novembre. Il s’était ainsi montré peu favorable aux offres d’Alstom, qui fournira les wagons du métro.

Point de crispation

Selon plusieurs sources proches du dossier, il était un point de crispation dans les relations entre la France et la Côte d’Ivoire. Un message qui a été transmis à plusieurs reprises aux plus hautes autorités ivoiriennes, ce qui a pu contribuer à la récente décision du Premier ministre, au lendemain du sommet UA-UE d’Abidjan.

De leur côté, Amadou Gon Coulibaly et Philippe Serey-Eiffel, contactés par Jeune Afrique, démentent tout « limogeage » et assurent que ce départ de la tête du cabinet du Premier ministre s’est fait d’un commun accord, après que Philippe Serey-Eiffel a exprimé le souhait de « prendre du recul ».

Il a depuis été nommé conseiller spécial d’Amadou Gon Coulibaly, dont il est très proche depuis l’époque où tous deux travaillaient au Bureau national d’études techniques et de développement.

C’est Emmanuel Ahoutou qui le remplace désormais auprès du Premier ministre. Membre du PDCI, très proche du vice-président Daniel Kablan Duncan, il était jusqu’ici directeur de cabinet adjoint d’Amadou Gon Coulibaly.

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