Sécurité

Centrafrique : au moins dix morts dans les affrontements à Ippy

Des rebelles de la Séléka à Bria, dans le nord-est de la Centrafrique, en 2013. © Jacob Zocherman/AP/SIPA

Au moins dix personnes ont été tuées depuis dimanche à Ippy, dans le centre du pays, où le FPRC de Nourredine Adam allié à l'UPC d'Ali Darass affrontent le RDR, un groupe armé issu d'une dissidence du FPRC.

« Hier (mercredi) nous avons enterré dix morts », a indiqué une source religieuse, qui assure que le nombre de morts pourrait atteindre une quarantaine, civils et combattants confondus. Une source onusienne a pour sa part confirmé le nombre de dix morts à Ippy, ville du centre du pays située sur l’axe Bambari-Bria. « Pour le moment la population a abandonné les maisons », se réfugiant sur la base à Ippy de la force armée des Nations unies (Minusca), dans la mosquée et dans l’église, a indiqué une source religieuse jointe par téléphone.

La Minusca a effectué une reconnaissance aérienne en hélicoptère en début d’après-midi, permettant une certaine accalmie, selon la source religieuse et le porte-parole de la Minusca, qui a de son côté « appelé les parties impliquées à cesser immédiatement ces hostilités ».

Multiplication des groupes armés

Les combats opposent depuis dimanche des membres du Front Populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) alliés aux combattants de l’Unité pour la Centrafrique (UPC), à des anti-balaka alliés à une branche dissidente du FPRC. Selon Hassan Bouba, le porte-parole de l’UPC basé à Bangui, la coalition UPC-FPRC aurait perdu sept combattants dans les affrontements. Le chef de cette branche dissidente, le général Azor, qui est basé à Bria, dit pour sa part avoir enregistré un mort et un blessé dans ses rangs à Ippy.

Les anti-balaka qui s’affrontent avec la coalition FPRC-UPC sont sous le commandement du chef Gaëtan Boade, qui a créé récemment le « Rassemblement des républicains (RDR) », selon des sources concordantes. Ces anti-balakas sont alliés d’une branche dissidente du FPRC.

Le FPRC est issu du mouvement rebelle de l’ex-Séléka, à l’origine de la déstabilisation de la Centrafrique en 2013, mais au sein duquel les scissions se multiplient. Au point qu’alors qu’une partie des groupes issus de cette rébellion à dominante musulmane continuent de porter les armes, en septembre dernier un ancien membre de ce mouvement a fait son entrée au gouvernement. Dans le même temps, le FPRC, dirigé par Nourredine Adam, s’est allié à l’UPC d’Ali Darass, à la faveur d’un accord de cessez-le-feu signé entre plusieurs groupes armés à Ippy, mi-octobre.

La ville de Ippy, située à mi-route de Bria et Bambari, est l’objet de combats récurrents entre groupes armés.

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